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Une enveloppe de 4,5 Mrds Dh a été programmée en soutien aux investissements privés dans le secteur agricole au titre de 2021, en hausse de 7% par rapport à l’année écoulée, et s’engage dans une refonte globale pour accompagner la nouvelle stratégie.

La stratégie « Génération green 2020-2030 » voit en l’émergence d’une classe moyenne agricole et l’encouragement des jeunes entrepreneurs du monde rural un moyen efficace pour profiter du fort potentiel en termes de création d’emplois du secteur agricole qui demeure le premier employeur du pays.

Le contexte hydrique marocain est marqué par une tendance accélérée à l’amenuisement des ressources en eau avec des périodes de sécheresse de plus en plus fréquente et des besoins en croissance soutenue. Un contexte des plus dévastateurs pour le secteur agricole, de loin le premier consommateur de cette ressource, qui par cette nouvelle pression se voit le plus confronté au stress hydrique. On comprend dès lors pourquoi la problématique de l’eau d’irrigation a été placée au centre des stratégies de développement agricole en vue de faire face à la raréfaction des ressources en eau, mais aussi d’améliorer les rendements avec un souci d’efficacité et d’efficience des ressources hydriques.

Les retenues des principaux barrages nationaux ont atteint, début mai, plus de 8,28 milliards de mètres cubes, selon les données établies par la direction de l’eau auprès du ministère de l’Equipement. Mais ces réserves en amélioration par rapport à la précédente année ne font pas état des incidences liées à l’envasement des barrages.

Pour faire face aux enjeux climatiques liés au secteur de l’eau, un large éventail de programmes a été engagé en vue de garantir au Royaume la sécurisation des approvisionnements en eau pour les différents secteurs usagers de la ressource, et ce, en prenant en compte le caractère erratique des conditions climatiques du pays et les effets à long terme du changement climatique.

L’utilisation des intrants chimiques dans l’agriculture est devenue indispensable pour assurer une bonne protection et une meilleure production des cultures. Cependant, cette utilisation reste problématique au regard de la transmissibilité des intrants au consommateur qui échappe à tout contrôle. Et les cas répétitifs de refoulage des exportations, bien que rigoureusement contrôlées localement, aux frontières européennes, soulèvent la question du taux de toxicité des produits écoulés sur le marché local…

Une nouvelle stratégie baptisée « Forêts du Maroc 2020-2030 » a été lancée voilà une année. Un premier bilan d’étape s’impose au regard des acquis obtenus. Surtout que les objectifs consistent à rattraper 30 ans de dégradation des espaces forestiers, à renforcer la compétitivité du secteur et assurer sa modernisation, à réconcilier les Marocains avec la forêt et à développer un patrimoine forestier pour toutes les générations et les tranches sociales, selon un modèle de gestion durable, inclusif et générateur de richesse…

En l’espace d’une décade, pas moins de 50.000 hectares (ha) seront dédiés à l’arganier, a indiqué depuis Agadir, capitale du Souss, Aziz Akhannouch, ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural, des eaux et des forêts. Un pari tenable si tous les facteurs favorables à l’essor de cette culture sont mis à contribution.

Au fil des ans, la région du Gharb capitalise sur les acquis engrangés depuis des lustres dans la culture des petits fruits rouges. Cela se fait au grand bonheur des consommateurs marocains. Mais aussi et surtout des marchés extérieurs où fraises, myrtilles et framboises sont prisées.

L’agriculture biologique suit une tendance exponentielle au Maroc. En effet, la production ainsi que les exportations de produits bio ont fortement augmenté au cours de ces dernières années, grâce au Plan Maroc Vert. Et la filière a, encore, de beaux jours devant elle, compte tenu des objectifs de la stratégie Génération Green 2020-2030 pour cette dernière.

Selon la Banque mondiale, le Maroc est arrivé troisième en Afrique dans le classement des pays ayant fait plus d’efforts et mis en place plus de stratégies permettant de développer efficacement l’agribusiness. Les semences, les engrais, les machines, les finances, les marchés, les transports, l’eau et les TIC ont été les facteurs pris en compte dans le classement de l’agribusiness.