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L’ambition de l’État social se heurte aujourd’hui à une arithmétique rigoureuse. En disséquant les mécanismes de la généralisation de l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO), le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) livre un constat sans fard : le transfert des régimes vers la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) demeure insuffisant pour garantir la pérennité du système. Ce qui devait être une bascule historique vers l’équité menace de se transformer en un défi de solvabilité si les fondations financières ne sont pas consolidées d’urgence

L’intelligence n’a plus de frontières fixes. En se portant candidat à l’accueil d’un campus offshore des célèbres Indian Institutes of Technology (IIT), le Maroc ne cherche pas seulement à importer des diplômes, mais à s’ancrer dans l’épicentre mondial de l’ingénierie logicielle pour transformer l’information en savoir.

22,5 millions de personnes inscrites au registre national, 24,3 millions bénéficiaires de l’AMO, 40,5 Mds de DH d’aides directes distribuées. Derrière ces chiffres, le gouvernement revendique une avancée historique. Mais la soutenabilité, le ciblage et le recouvrement restent les angles morts d’un chantier aussi ambitieux que fragile.

Entre les indicateurs officiels qui vantent les progrès de la santé publique et les scènes de colère devant l’hôpital Hassan II d’Agadir, un fossé se creuse. Les avancées sont réelles, mais les inégalités d’accès, les défaillances structurelles et la défiance citoyenne rappellent qu’un système de santé ne se juge pas seulement à ses bilans, mais à sa capacité à protéger chaque vie, partout et à tout moment.

En 2025, la santé publique au Maroc affiche des avancées visibles, soutenues par un effort budgétaire inédit et la généralisation de la protection sociale. Mais derrière les courbes qui s’améliorent, des fragilités structurelles persistent : déficit en ressources humaines, inégalités régionales, gouvernance perfectible. Cette analyse met en perspective les indicateurs clés, au prisme d’Agadir, devenu symbole d’un système en transition.

Le 14 septembre 2025, une manifestation devant l’hôpital Hassan II d’Agadir a rassemblé près d’une centaine de personnes. En cause : la mort de six femmes après des césariennes. Deux jours plus tard, le ministre de la Santé s’est déplacé sur place. Ce reportage retrace comment un drame obstétrical a cristallisé une colère citoyenne et révélé les failles d’un hôpital pivot.