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Les marchés espéraient un geste, le patronat le réclamait, et la baisse de l’inflation le justifiait en théorie. Pourtant, le Wali de Bank Al-Maghrib a choisi l’immobilisme stratégique. Derrière ce maintien du taux directeur à 2,25 %, se joue une partie d’échecs complexe entre la nécessité de financer les grands chantiers et l’impératif absolu de préserver la valeur du dirham.

Pendant que les regards sont braqués sur les stades et les taux d’intérêt, une transformation silencieuse mais irréversible est à l’œuvre. Les derniers chiffres sur le vieillissement de la population sonnent le glas du « dividende démographique ». Le Maroc entre dans l’âge de la maturité, avec une question angoissante : notre modèle économique peut-il supporter le poids des cheveux gris ?

Ce n’est pas tous les jours qu’une entreprise publique marocaine s’offre un morceau stratégique d’une infrastructure européenne. La prise de participation de Marsa Maroc dans le capital de l’espagnol Boluda est bien plus qu’une transaction financière : c’est l’acte de naissance d’une diplomatie logistique décomplexée. Le Maroc ne se contente plus de garder la porte du Détroit, il en possède désormais les clés des deux côtés.

L’annonce de l’acquisition de 100 % du capital de La Voie Express par Buildings & Logistic Services (BLS), filiale de H&S Invest Holding dirigée par Moncef Belkhayat, marque une étape majeure dans la recomposition du secteur marocain du transport et de la logistique. Au-delà d’un simple transfert de titres résultant d’une transaction confidentielle, cette opération vise à forger un acteur intégré capable de rivaliser tant avec les multinationales du fret qu’avec les plateformes digitales émergentes.

Au séminaire de l’Association des banques centrales africaines à Rabat, Abdellatif Jouahri a esquissé les contours d’un paysage monétaire en pleine mutation, où la monnaie digitale de banque centrale, la régulation des cryptoactifs et la robustesse cybernétique s’entrelacent pour définir l’avenir financier du Royaume. Confronté aux promesses de modernisation et aux risques systémiques évoqués par la Banque des règlements internationaux, Bank Al-Maghrib s’attache à conjuguer inclusion, souveraineté et sécurité, sans céder au vertige de l’innovation pour l’innovation.

Lors de sa visite officielle à Rabat le 16 juillet 2025, l’ancien président sud-africain Jacob Zuma, devenu leader du parti Umkhonto we Sizwe (MK), a publiquement soutenu le plan d’autonomie proposé par le Maroc pour le Sahara occidental, défiant ainsi la ligne diplomatique de Pretoria et ravivant un débat interne dont l’ANC redoute les conséquences sur l’unité nationale et la cohérence de la politique étrangère sud-africaine.

lors que Washington menace d’imposer des surtaxes allant jusqu’à 25 % sur les importations étrangères, l’industrie automobile marocaine, dopée par l’investissement étranger et tournée vers l’UE, doit jouer plusieurs cartes : diversification des marchés, montée en gamme et appui des géants chinois. Comment le Royaume peut-il s’armer pour protéger son secteur face à ce reflux protectionniste ?