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Banque Centrale
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Le Maroc n’est pas le premier pays à rêver d’une monnaie codée, mais il pourrait être l’un des rares à réussir son intégration sans fracturer son tissu social ou fragiliser sa souveraineté. En scrutant avec une érudition chirurgicale les échecs relatifs de l’e-Naira au Nigeria et l’omniprésence hégémonique du e-CNY en Chine, Rabat affine sa propre « troisième voie ». Ce benchmark international révèle un Royaume qui refuse de copier servilement les modèles globaux, préférant les adapter aux réalités nerveuses d’une économie émergente, tout en acceptant que sa propre régulation prenne le temps de la maturité législative avant de franchir le pas définitif.
Battre monnaie sous forme de bits n’est pas une simple mise à jour logicielle, c’est un acte de haute politique. En lançant l’e-Dirham, le Royaume verrouille sa souveraineté face aux algorithmes apatrides. Mais ce pacte reste inachevé : tant que le cadre légal n’est pas scellé, l’indépendance numérique demeure une promesse en attente de son armure.
Oubliez la nostalgie poussiéreuse ; parlons d’esthétique régalienne. Cette année, le « Pourpre de la Banque » — ce billet de deux cents dirhams qui incarne la solidité de nos échanges — se voit défié par un rival impalpable : l’e-Dirham. Mais entre le faste d’une monnaie que l’on palpe et l’épure d’un code que l’on télécharge, le cœur des Marocains balance. Surtout quand le « clic » libérateur attend toujours son sceau législatif pour devenir une réalité de comptoir.
C’est un mouvement stratégique qui en dit long sur l’évolution de la doctrine prudentielle au sein du cheval blanc. Réuni ce mercredi 17 décembre sous la présidence de Naziha Belkeziz, le Conseil d’Administration de la Banque Centrale Populaire a acté la nomination d’Adil Rzal au poste névralgique de Directeur Général en charge des Risques Groupe. En propulsant cet ingénieur de formation, passé par la banque d’affaires et la gestion régionale, à la tête de la fonction la plus critique de la banque, le groupe mutualiste fait le choix de la transversalité.
Les marchés espéraient un geste, le patronat le réclamait, et la baisse de l’inflation le justifiait en théorie. Pourtant, le Wali de Bank Al-Maghrib a choisi l’immobilisme stratégique. Derrière ce maintien du taux directeur à 2,25 %, se joue une partie d’échecs complexe entre la nécessité de financer les grands chantiers et l’impératif absolu de préserver la valeur du dirham.
le consensus du marché table toujours sur le maintien par la Banque Centrale de son taux directeur au niveau actuel à l’issue de la dernière réunion 2023 de son comité de politique monétaire.
L’encours du crédit bancaire s’est élevé, au premier trimestre de 2023, à 1.038,2 milliards de dirhams en hausse annuelle de 5%, selon Bank Al-Maghrib (BAM). L’accès au financement, au T1-2023, a été jugé “normal” par la quasi-totalité des industriels dans toutes les branches à l’exception du “textile et cuir”.
Dans le but était de développer une “compréhension approfondie des facteurs favorisant la digitalisation inclusive”, l’écosystème de la finance digitale au Maroc a fait l’objet d’un rapport d’évaluation lancé par PNUD Maroc (Programme des nations unies pour le développement) et Bank Al-Maghrib.
Le déficit de liquidité bancaire s’est creusé de 9,43 % pour s’établir à 111,3 milliards de dirhams (MMDH), durant la période allant du 6 au 12 avril courant, selon BMCE Capital Global Research (BKGR).
Le déficit de liquidité bancaire s’allège en dépit de la baisse des interventions de Bank Al Maghrib
Le déficit de liquidité bancaire s’est allégé de -15,01% pour s’établir à -78,4 Mds de DH en dépit de la diminution des interventions de Bank Al Maghrib notamment les avances 7 jours en baisse à MAD 47,8 Mds de DH contre 56,6 Mds de DH la semaine passée.
La dernière publication des statistiques monétaires de Bank Al-Maghrib (BAM) montre une progression des crédits bancaires en août 2022 par rapport au mois précédent. Les créances en souffrance affichent une progression concernant les sociétés non-financières privées.
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