Les bénéfices des banques cotées ont atteint 6,8 milliards de DH au premier semestre 2022, contre 6,5 MMDH au premier semestre 2019, soit une hausse d’à peu près 5%. Cette performance a été réalisée dans un contexte national et international qui demeure difficile.
Gestion proactive des risques
La résilience des banques par, notamment, la bonne gestion du risque et la performance opérationnelle portée en partie par les crédits garantis. En effet, Force est de constater que le coût du risque a connu une amélioration, quoi qu’il reste à un niveau élevé. A coups de provisionnement, les banques ont été très alertes en matière de gestion du risque, et ce dès le déclenchement de la pandémie.
Aussi, le coût du risque global est passé de 5,8 MMDH au premier semestre 2021 à 5,3 MMDH au premier semestre 2022, soit une amélioration de 8,8%. Cet indicateur continue de s’améliorer en comparaison avec les années 2021 et 2020. Il reste néanmoins supérieur au niveau affiché au premier semestre 2019 (3,6 MMDH).
Performances opérationnelles au rendez-vous
Hormis les opérations de marché qui ont été négativement impactées par la baisse du marché financier suite aux pressions sur les taux, tous les indicateurs d’activité des banques sont bien orientés.
Ainsi, si l’activité du secteur bancaire a bien résisté face à la crise, c’est en bonne partie grâce à la bonne gestion globale qui a été mise en place par le gouvernement et la Banque centrale, et notamment les crédits Oxygène et Relance. Cela a permis aux banques de bien développer leur activité en dépit de la crise.
A ce titre, il est à noter que ce sont pas moins de 37.994 entreprises ont bénéficié du crédit Oxygène pour un montant de 13,8 MMDH à fin mai 2022. 94% de ces crédits ont été transformés en crédit moyen terme, d’après un point sur les prêts garantis par l’Etat, réalisé en juillet dernier par Bank Al-Maghrib.
Du côté des produits Damane Relance, 42.147 entreprises ont bénéficié de 35 MMDH, soit un crédit moyen de 830.000 DH.
Ces crédits font partie des mesures de soutien qui ont été mises en place par l’Etat en réponse à la crise du Covid-19. Ils ont été rééchelonnés sur trois ans, en mars 2022, afin de faire face notamment aux conséquences de la crise ukrainienne.










