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Gouvernance
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Pendant des décennies, la douleur dans les couloirs de nos hôpitaux publics a souvent été une affaire atrocement silencieuse. En relançant la plateforme Chikaya Santé ce mois-ci, le ministère tente de briser cette fatalité systémique en offrant un mégaphone institutionnel inédit aux patients marocains. Ce dispositif national de traitement des réclamations, porté par le nouveau ministre Amine Tehraoui, ne se veut pas un simple guichet numérique de plus. Il s’érige comme un sismographe des dysfonctionnements hospitaliers, avec un enjeu humain vertigineux : rétablir une confiance profondément fracturée entre le corps social vulnérable et l’administration du soin.
Dans le silence feutré des conseils de gouvernement, une obsession domine désormais l’agenda : celle du chiffre. Un million. C’est le volume de postes que l’Exécutif s’est engagé à créer d’ici la fin de l’année 2026, érigeant la question de l’emploi en baromètre absolu de son succès politique. Mais alors que le sablier s’écoule, cette promesse solennelle, portée par le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch, ressemble de plus en plus à une course contre la montre où chaque dixième de point de croissance est scruté comme une bouffée d’oxygène pour une cohésion sociale sous haute tension.
Le 6 avril prochain, lorsque la cloche de la Bourse de Casablanca sonnera l’ouverture du Marché à Terme, elle ne marquera pas seulement le début d’une séance de cotation. Elle sonnera le glas d’une époque révolue : celle d’un capitalisme marocain prudent, bancarisé, presque frileux, qui préférait la rente de la pierre à la fureur des marchés.
Battre monnaie sous forme de bits n’est pas une simple mise à jour logicielle, c’est un acte de haute politique. En lançant l’e-Dirham, le Royaume verrouille sa souveraineté face aux algorithmes apatrides. Mais ce pacte reste inachevé : tant que le cadre légal n’est pas scellé, l’indépendance numérique demeure une promesse en attente de son armure.
Dans un contexte longtemps marqué par le monopole de Tadakir.net et des pratiques jugées opaques, la Société nationale de réalisation et de gestion des équipements sportifs (Sonarges) engage une refonte profonde du marché de la billetterie sportive.
Depuis juillet, la plage de Tamaris se présente dans une configuration inédite, débarrassée des installations illégales qui jadis défiguraient le littoral de Dar Bouazza. Panneaux informatifs, sentiers en bois, parasols alignés : l’estrade est prête à séduire estivants et promoteurs. Mais sous l’allure soignée, la mutation suscite des doutes parmi les riverains, privés des guinguettes et des terrasses qui assuraient jadis leurs revenus. En redessinant l’espace balnéaire, les autorités locales entendent conjurer les excès urbanistiques, sans toujours anticiper les fractures économiques qu’elles déclenchent. Entre fierté patrimoniale et inquiétude sociale, le nouveau visage de Tamaris interroge l’équilibre entre attrait touristique et vitalité locale.
Lors de la réunion du conseil d’administration tenue le 22 juillet à Rabat, la Caisse marocaine des retraites (CMR) a posé les jalons d’un contrat-programme 2025-2027, croisant ambitions de bonne gouvernance, impératifs de viabilité financière et attentes des assurés. À l’heure où les réformes paramétriques héritées de 2016 repoussent l’épuisement des réserves, l’accord esquisse un nouveau pacte entre l’État et l’institution, interrogeant la capacité du pays à concilier performance institutionnelle et protection des pensionnés face à un contexte démographique et budgétaire en tension.
Dans un contexte marqué par la montée des exigences réglementaires, l’élargissement des attentes citoyennes et les mutations rapides de son environnement organisationnel, l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE) engage un vaste chantier de cartographie de ses risques et de structuration de sa gouvernance.
En votant à l’unanimité ce 11 juillet le projet de loi instituant la Fondation Maroc 2030, les députés entérinent une ambition qui dépasse le football : faire du Mondial une rampe de lancement pour un modèle de croissance inclusif, maîtrisé et territorialement structurant. Derrière cette fondation, pensée comme bras opérationnel de l’État, le ministre délégué au Budget, Fouzi Lekjaa, esquisse une vision d’investissement sobre, catalyseur d’emplois et accélérateur d’attractivité mondiale.
En présentant ce 11 juillet à Casablanca son Pôle technologique ministériel, Nizar Baraka ne s’est pas contenté de dresser les contours d’une réforme administrative : il a posé les fondations d’un Maroc technologiquement autonome, capable de produire ses propres solutions en génie civil, hydraulique et équipements publics. Sous la bannière de la Vision 2040, ce regroupement stratégique vise à dépasser la dépendance aux fournisseurs étrangers, et à ancrer les compétences locales au cœur de l’action publique.
L’Autorité nationale de régulation de l’électricité entame un audit exhaustif de son système d’information, dans un contexte de digitalisation croissante et de nécessité de sécuriser ses infrastructures contre les risques cybernétiques.
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