Petits fruits rouges: La percée du Gharb se confirme

Au fil des ans, la région du Gharb capitalise sur les acquis engrangés depuis des lustres dans la culture des petits fruits rouges. Cela se fait au grand bonheur des consommateurs marocains. Mais aussi et surtout des marchés extérieurs où fraises, myrtilles et framboises sont prisées.

La production des petits fruits rouges ne connaît pas de crise à l’export, leur marché de prédilection. Cette année, en plus des conditions climatiques favorables, les producteurs du Gharb ont fait montre d’ingéniosité pour s’inscrire dans la dynamique de l’agriculture durable, en adoptant les nouvelles techniques d’irrigation optimisée.

C’est bien la région de Rabat-Salé-Kénitra qui, avec une superficie de 4360 hectares dédiés, dont 2400 hectares de culture de fraises, 1200 hectares de myrtilles, 700 hectares de framboises et 60 hectares d’autres types, se classe en tête dans le pays.

En moyenne, ce sont 4 millions de jours de travail par an, profitant aux femmes rurales pour l’essentiel, qui sont ainsi garantis dans la région. Alors que la production varie, elle, entre 140.000 et 150.000 tonnes par an, avec des rendements qui oscillent entre 35 à 45 tonnes/ha pour les fraises, 10 et 25 t/ha pour les myrtilles et 10 à 15 t/ha pour les framboises.

C’est à Sidi Allal Tazi, là où nichent près d’une vingtaine d’unités de valorisation (avec près de 660 tonnes de capacité de traitement par jour), que le conditionnement de la production des petits fruits rouges se fait dans le pays. Fruits frais et/ou surgelés prennent ainsi le chemin de l’Europe, principal débouché.

Producteurs et acteurs publics rappellent que la production de la région du Gharb en ces petits fruits répond aux demandes d’une trentaine de marchés à l’étranger, dont le marché US réputé être le plus difficile d’accès.

Autant dire que beaucoup de chemin a été parcouru sur le plan de développement de cette spéculation qui a démarré dans la région au début des années 80. Mais le monopole de la fraise allait être brisé dès 2004 lorsque d’autres fruits rouges à haute valeur ajoutée ont été introduits. La région mesure depuis les bienfaits de la diversification qui s’est faite avec l’entrée en lice des framboises et autres myrtilles.

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