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Une enveloppe de 4,5 Mrds Dh a été programmée en soutien aux investissements privés dans le secteur agricole au titre de 2021, en hausse de 7% par rapport à l’année écoulée, et s’engage dans une refonte globale pour accompagner la nouvelle stratégie.

La stratégie « Génération green 2020-2030 » voit en l’émergence d’une classe moyenne agricole et l’encouragement des jeunes entrepreneurs du monde rural un moyen efficace pour profiter du fort potentiel en termes de création d’emplois du secteur agricole qui demeure le premier employeur du pays.

Lancée en septembre 2018, « OCP-Al Moutmir » est une offre multiservices comprenant des solutions innovantes et personnalisées pour mieux accompagner les agriculteurs et surtout les petits. Cette initiative est axée sur la promotion des meilleures pratiques agricoles, techniques et de gouvernance, et en particulier la fertilisation raisonnée comme véritable levier pour améliorer la productivité et préserver les ressources naturelles. Deux ans après, un impact considérable sur les rendements et la qualité de production a été relevé en particulier grâce aux programmes de semis direct et des plateformes de démonstration.

Le contexte hydrique marocain est marqué par une tendance accélérée à l’amenuisement des ressources en eau avec des périodes de sécheresse de plus en plus fréquente et des besoins en croissance soutenue. Un contexte des plus dévastateurs pour le secteur agricole, de loin le premier consommateur de cette ressource, qui par cette nouvelle pression se voit le plus confronté au stress hydrique. On comprend dès lors pourquoi la problématique de l’eau d’irrigation a été placée au centre des stratégies de développement agricole en vue de faire face à la raréfaction des ressources en eau, mais aussi d’améliorer les rendements avec un souci d’efficacité et d’efficience des ressources hydriques.

Le Maroc occupe une place importante dans le marché du safran. En effet, le pays est demeuré le troisième producteur mondial de l’épice la plus chère au monde, avec quelque 6,8 tonnes cultivées principalement dans la région de Taliouine.

Le monde rural vit, sans le moindre doute, au rythme de changements structurants qui restent, pour l’heure, difficilement quantifiables. Ces changements hâtés, il faut le reconnaître, par le « Plan Maroc Vert», stratégie volontariste dont la confection a été confiée à des cabinets avant que la mouture initiale ne soit enrichie par l’association des acteurs du développement eux-mêmes, peuvent permettre aux décideurs de mesurer l’ampleur de la dynamique qui a secoué jusqu’aux-tréfonds le Royaume en n’épargnant aucune zone de ce qu’une certaine «bien-pensance » qualifiait de Maroc Inutile.