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La diplomatie financière se nourrit souvent de douces illusions. Dans les salons feutrés de Rabat, on disserte à l’envi sur le taux directeur ou l’inflation sous-jacente avec la certitude réconfortante du contrôle. Pourtant, le véritable maître du jeu de notre balance des paiements ne siège dans aucun ministère marocain. Il navigue, lourd et menaçant, dans les eaux militarisées du Moyen-Orient. Prise au piège de sa dépendance fossile, l’économie nationale paie au prix fort le chantage d’une géographie lointaine où le détroit d’Ormuz s’impose comme la lame posée sur la jugulaire de notre monnaie.

Derrière l’effervescence technologique du GITEX Africa 2026 se joue une rupture géopolitique d’une ampleur inédite. Cloud souverain, forteresse financière face aux crises mondiales, et insurrection écologique contre la voracité des algorithmes : en s’affranchissant de la tutelle du Nord, le Maroc ne se contente plus de moderniser son économie, il forge le bouclier d’une Afrique indépendante. Plongée au cœur d’un manifeste pour une nation qui a décidé de coder son avenir plutôt que de le subir.

Jamais la coopération n’a été aussi dense, des frontières aux chantiers du Mondial 2030. Pourtant, dans les chancelleries, l’euphorie laisse place à une vigilance froide. La dépendance de l’agenda bilatéral à la survie politique de la coalition espagnole actuelle pose une question crue : notre partenariat stratégique est-il structurel ou conjoncturel ?

Lors de sa visite officielle à Rabat le 16 juillet 2025, l’ancien président sud-africain Jacob Zuma, devenu leader du parti Umkhonto we Sizwe (MK), a publiquement soutenu le plan d’autonomie proposé par le Maroc pour le Sahara occidental, défiant ainsi la ligne diplomatique de Pretoria et ravivant un débat interne dont l’ANC redoute les conséquences sur l’unité nationale et la cohérence de la politique étrangère sud-africaine.

De crises en crises, vers un nouvel ordre international ? Une question majeure à laquelle la 14e édition du forum MEDays, officiellement lancée le 2 novembre à Tanger. En présence d’invités de taille, ce forum sera le théâtre de débats autour des répercussions de la guerre en Ukraine, des crises alimentaire, climatique et énergétique, outre les défis sécuritaires en Afrique, notamment ceux liés à l’instabilité.

Guerre en Ukraine, catastrophes climatiques, insécurité alimentaire… Dans un monde assiégé par les crises, les dirigeants de la planète se succèdent à partir de mardi à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU éprouvée par des divisions profondes.