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La ministre de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, Aawatif Hayar, a souligné lundi à Rabat, que son département est « en phase d’élaborer un plan d’action de 2022 à 2025 doté d’un système informatique intégré ciblant tous les enfants en situation de travail pour lutter contre ce phénomène ».

Le Maroc est-il condamné à rester ad vitam aeternam la victime expiatoire des forces de l’inertie qui le paralysent en tétanisant plus de la moitié de sa population ? La question mérite d’être soulevée en ce mois de mars où le pays, comme les autres nations qui font la communauté internationale, fête la femme. Le temps d’un 8 mars qui remobilise autour de la question du genre et des injustices subies par la femme nombre d’associations qui ont milité pour l’avènement de la réforme de la Moudawana. Une réforme qui, il faut le dire, date pour pouvoir exprimer pleinement les attentes d’un pan entier de la population.

La société marocaine, prétendument conservatrice, est agitée dans ses tréfonds par des questions transverses qui expriment un déphasage entre l’acquis culturel et cultuel et la vie de tous les jours. Un autre projet de société en mal d’installation, favorisant une égalité pleine et entière entre les sexes, exprime, sans ambages, une aspiration contrariée.

L’émancipation des femmes incite inévitablement à casser le « plafond de verre » que représentent les barrières sociétales et psychologiques qui tendent à favoriser l’immobilisme féminin et renvoyer les femmes systématiquement à une position d’infériorité et de subordination.