Dernières publications

Depuis juillet, la plage de Tamaris se présente dans une configuration inédite, débarrassée des installations illégales qui jadis défiguraient le littoral de Dar Bouazza. Panneaux informatifs, sentiers en bois, parasols alignés : l’estrade est prête à séduire estivants et promoteurs. Mais sous l’allure soignée, la mutation suscite des doutes parmi les riverains, privés des guinguettes et des terrasses qui assuraient jadis leurs revenus. En redessinant l’espace balnéaire, les autorités locales entendent conjurer les excès urbanistiques, sans toujours anticiper les fractures économiques qu’elles déclenchent. Entre fierté patrimoniale et inquiétude sociale, le nouveau visage de Tamaris interroge l’équilibre entre attrait touristique et vitalité locale.

À moins de cinq mois de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2025), le Maroc a officialisé la livraison du stade Moulay Abdellah de Rabat pour le 31 juillet et celle du Grand Stade de Tanger pour le 15 août. Ces échéances, intégrées à un plan d’investissements chiffré à 150 milliards de dirhams, s’appuient sur des partenariats public-privé et sur le développement des liaisons ferroviaires à grande vitesse. Mais entre la quête d’un héritage sportif durable et les impératifs de rentabilité, l’enjeu dépasse la seule dimension technique : il s’agit de tester la cohérence d’une stratégie qui se projette déjà vers la Coupe du Monde 2030.

Lors de la réunion du conseil d’administration tenue le 22 juillet à Rabat, la Caisse marocaine des retraites (CMR) a posé les jalons d’un contrat-programme 2025-2027, croisant ambitions de bonne gouvernance, impératifs de viabilité financière et attentes des assurés. À l’heure où les réformes paramétriques héritées de 2016 repoussent l’épuisement des réserves, l’accord esquisse un nouveau pacte entre l’État et l’institution, interrogeant la capacité du pays à concilier performance institutionnelle et protection des pensionnés face à un contexte démographique et budgétaire en tension.

En votant à l’unanimité ce 11 juillet le projet de loi instituant la Fondation Maroc 2030, les députés entérinent une ambition qui dépasse le football : faire du Mondial une rampe de lancement pour un modèle de croissance inclusif, maîtrisé et territorialement structurant. Derrière cette fondation, pensée comme bras opérationnel de l’État, le ministre délégué au Budget, Fouzi Lekjaa, esquisse une vision d’investissement sobre, catalyseur d’emplois et accélérateur d’attractivité mondiale.