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La pandémie de COVID-19 est passée du stade de crise majeure de santé publique à celui de crise économique et crise de l’emploi dont on ignore encore l’ampleur. Les programmes de relance actuellement mis en œuvre par le gouvernement pourraient favoriser un développement à la fois vert et inclusif.

Le monde rural vit, sans le moindre doute, au rythme de changements structurants qui restent, pour l’heure, difficilement quantifiables. Ces changements hâtés, il faut le reconnaître, par le « Plan Maroc Vert», stratégie volontariste dont la confection a été confiée à des cabinets avant que la mouture initiale ne soit enrichie par l’association des acteurs du développement eux-mêmes, peuvent permettre aux décideurs de mesurer l’ampleur de la dynamique qui a secoué jusqu’aux-tréfonds le Royaume en n’épargnant aucune zone de ce qu’une certaine «bien-pensance » qualifiait de Maroc Inutile.

Le Maroc est-il condamné à rester ad vitam aeternam la victime expiatoire des forces de l’inertie qui le paralysent en tétanisant plus de la moitié de sa population ? La question mérite d’être soulevée en ce mois de mars où le pays, comme les autres nations qui font la communauté internationale, fête la femme. Le temps d’un 8 mars qui remobilise autour de la question du genre et des injustices subies par la femme nombre d’associations qui ont milité pour l’avènement de la réforme de la Moudawana. Une réforme qui, il faut le dire, date pour pouvoir exprimer pleinement les attentes d’un pan entier de la population.