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En diplomatie, la répétition n’est jamais un bégaiement ; elle est le signe d’un alignement structurel qui se fige. La visite à Rabat du ministre néerlandais des Affaires étrangères, Tom Berendsen, ces 7 et 8 avril, n’avait pas vocation à créer la surprise, mais à ancrer une conviction. En réaffirmant que le plan d’autonomie marocain constitue la solution la plus réalisable au différend du Sahara, les Pays-Bas ne se contentent pas de suivre un mouvement diplomatique : ils écrivent un nouveau chapitre de la Realpolitik européenne vis-à-vis du Royaume.

Le grand basculement a lieu sous nos yeux, loin du fracas des armes et des vieilles diplomaties. Au carrefour d’une Afrique en pleine explosion démographique et d’une Europe en quête de boussole stratégique, le GITEX Africa 2026 consacre la naissance d’une nouvelle doctrine d’État. Fini le temps où le continent se contentait de consommer passivement les algorithmes conçus ailleurs. En fusionnant ses infrastructures de cloud national, une diplomatie continentale agressive et une maîtrise naissante de l’intelligence artificielle, le Royaume s’érige en architecte d’une souveraineté arabo-africaine inédite. Plongée dans la tectonique des plaques de l’économie de la donnée, là où le Maroc invente son futur.

Jusqu’à ce lundi 6 avril 2026, le Maroc importait chaque goutte de son gaz carbonique alimentaire. En annonçant un investissement massif de 500 millions de dirhams pour capter et liquéfier les émissions de sa raffinerie casablancaise, le géant sucrier ne se contente pas de verdir son bilan carbone. Il s’empare d’un marché stratégique et redessine la grammaire de l’industrie nationale : la pollution d’hier est officiellement devenue la matière première de demain.

Face à l’impasse d’un référendum jugé caduc, Rabat déploie son offre d’autonomie comme unique levier de stabilité régionale. Ce plan résout l’antinomie entre souveraineté et autodétermination par une décentralisation poussée, transformant le conflit en un pôle de gouvernance moderne.

C’est devenu un rituel aussi prévisible que lassant sur les rives de la Seine. Après avoir tenté de gâcher la torpeur estivale du Royaume en août 2025 avec une série d’articles au titre aussi accrocheur que nébuleux — « L’énigme Mohammed VI » —, le quotidien Le Monde s’apprêterait à remettre le couvert. Selon les informations qui circulent, cette enquête journalistique, signée par les plumes Christophe Ayad et Frédéric Bobin, serait étirée, remaniée et cartonnée pour finir en tête de gondole des librairies françaises courant 2026. Une opération de recyclage éditorial qui, si elle se confirme, en dirait moins sur le Maroc que sur la névrose tenace d’une certaine élite parisienne face à une Monarchie qui a l’outrecuidance de ne plus demander la permission.

Le 6 avril prochain, lorsque la cloche de la Bourse de Casablanca sonnera l’ouverture du Marché à Terme, elle ne marquera pas seulement le début d’une séance de cotation. Elle sonnera le glas d’une époque révolue : celle d’un capitalisme marocain prudent, bancarisé, presque frileux, qui préférait la rente de la pierre à la fureur des marchés.

Battre monnaie sous forme de bits n’est pas une simple mise à jour logicielle, c’est un acte de haute politique. En lançant l’e-Dirham, le Royaume verrouille sa souveraineté face aux algorithmes apatrides. Mais ce pacte reste inachevé : tant que le cadre légal n’est pas scellé, l’indépendance numérique demeure une promesse en attente de son armure.

L’intelligence n’a plus de frontières fixes. En se portant candidat à l’accueil d’un campus offshore des célèbres Indian Institutes of Technology (IIT), le Maroc ne cherche pas seulement à importer des diplômes, mais à s’ancrer dans l’épicentre mondial de l’ingénierie logicielle pour transformer l’information en savoir.

Dans une conjoncture mondiale où la maîtrise des matières premières dicte la puissance des nations, le Maroc pose un nouveau jalon de son autonomie industrielle. CDG Invest Management, bras armé financier de l’État, a scellé ce jeudi à Rabat une alliance stratégique avec le groupe indien Samta. En entrant au capital de Samta Metals & Alloys via son fonds Nama Fund I, l’institution ne se contente pas d’investir : elle structure une filière locale de recyclage du cuivre et de l’aluminium, vitale pour les écosystèmes automobile et électrique du Royaume.