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La société marocaine, prétendument conservatrice, est agitée dans ses tréfonds par des questions transverses qui expriment un déphasage entre l’acquis culturel et cultuel et la vie de tous les jours. Un autre projet de société en mal d’installation, favorisant une égalité pleine et entière entre les sexes, exprime, sans ambages, une aspiration contrariée.

L’émancipation des femmes incite inévitablement à casser le « plafond de verre » que représentent les barrières sociétales et psychologiques qui tendent à favoriser l’immobilisme féminin et renvoyer les femmes systématiquement à une position d’infériorité et de subordination.

La féminisation de l’administration reste aléatoire, souligne un rapport des Finances. L’Egalite entre sexes dans l’accès aux postes de responsabilité dans l’administration publique reste déficitaire. L’Arsenal juridico-institutionnel devrait subir des changements notables pour que l’approche genre soit aussi transversale que globale.

Après l’approbation par le Conseil du gouvernement des projets de lois organiques relatives aux élections prévues cette année, le Collectif «Parité maintenant» a appelé à élargir le périmètre de la participation des femmes au processus politique, que ce soit au sein des institutions élues ou dans les structures des partis politiques.

Le Mouvement pour la démocratie paritaire (MDP) s’active pour le réexamen des projets de loi organiques organisant le processus électoral, afin que leurs versions soumises au vote des parlementaires intègrent le principe égalitaire prévu dans l’article 19 de la Constitution. Sans cela, la représentativité des femmes restera bafouée et les garanties à cet effet seront très faibles, selon le MDP.

L’Association marocaine des Présidents des Conseils communaux a appelé à la mise en œuvre de la parité et de l’égalité des genres dans les lois électorales, et ce dans le cadre des concertations politiques que connaît le pays au sujet des échéances électorales prévues en 2021, notamment les élections communales.

Le Maroc a réussi des progrès remarquables dans l’autonomisation de la femme socialement, économiquement et politiquement, comme l’attestent les acquis constitutionnels depuis la constitution de 2011, et les réformes institutionnelles et législatives sur le terrain, qui visent à lutter contre la discrimination à l’égard de la femme, à renforcer son indépendance et sa participation à la vie publique, son accès aux postes de décision et de responsabilité, et à garantir ses droits civils, sociaux et économiques, a affirmé le Chef du gouvernement, Saad Eddine El Othmani.