Dernières publications

La transition numérique d’une nation ne se décrète jamais par un simple exercice comptable. Elle exige une reconfiguration totale de ses équilibres structurels. Avec le lancement en grande pompe de la stratégie Maroc Digital 2030, dotée d’une enveloppe de démarrage de 11 milliards de dirhams, le Royaume amorce un virage macroéconomique sans précédent vers le capitalisme de l’immatériel. Le pari est colossal : créer 240 000 emplois, dématérialiser l’État et faire émerger des champions technologiques. Mais à l’heure où l’intimité numérique de dizaines de milliers de jeunes vient de s’évaporer des serveurs de la formation professionnelle, cette ambition se heurte violemment au mur des réalités sécuritaires.

Au séminaire de l’Association des banques centrales africaines à Rabat, Abdellatif Jouahri a esquissé les contours d’un paysage monétaire en pleine mutation, où la monnaie digitale de banque centrale, la régulation des cryptoactifs et la robustesse cybernétique s’entrelacent pour définir l’avenir financier du Royaume. Confronté aux promesses de modernisation et aux risques systémiques évoqués par la Banque des règlements internationaux, Bank Al-Maghrib s’attache à conjuguer inclusion, souveraineté et sécurité, sans céder au vertige de l’innovation pour l’innovation.

Le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, et la ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, ont tenu, le mercredi 8 décembre à Londres, la 3e session du dialogue stratégique Maroc-Grande-Bretagne. Une occasion pour le Royaume-Uni réaffirme son soutien à la dernière résolution onusienne sur le Sahara, de hisser les niveaux des échanges commerciaux et de mettre en place une collaboration dans le domaine de la cybersécurité.