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Au premier trimestre 2025, le Maroc enregistre un bond de 4,8 %, porté par le BTP, l’hôtellerie-restauration et l’industrie phosphatière, tandis que les technologies et les transports peinent à suivre. Quelles dynamiques sectorielles cachées nourrissent ces écarts de performance et comment y remédier efficacement ?

Les résultats de l’enquête permanente de conjoncture auprès des ménages, menée par le HCP, montrent qu’au quatrième trimestre de 2023, le moral des ménages a repris sa tendance baissière, après une légère amélioration enregistrée le trimestre précédent, pour atteindre son niveau le plus bas depuis le début de l’enquête en 2008.

Le HCP a publié la note d’information relative aux comptes nationaux provisoires de l’année 2022, exercice marqué par un net ralentissement de la croissance économique en comparaison avec 2021. Repli de la demande intérieure, hausse du niveau général des prix, aggravation du besoin de financement, baisse de la valeur ajoutée des secteurs primaire, secondaire et tertiaire… autant d’indicateurs qui expliquent la contreperformance de l’économie marocaine.

Si les chef d’entreprises marocaines restent optimistes s’agissant des performances des leurs entreprises, il n’en demeure pas moins que la conjoncture économique continuent à présenter une source d’inquiétude. Il s’agit en somme des grandes lignes qui ressortent du baromètre de conjoncture de la CGEM

Le binôme rempile pour un second mandat avec 99% des voix. Chakib Alj et Mehdi Tazi se maintiennent à la présidence et vice-présidence générale de la CGEM. Même si en apparence, il ne semble pas y avoir de réel enjeu, cette réélection marque la volonté des patrons d’opter pour la continuité et de consolider la nouvelle trajectoire de la CGEM, qui s’est stabilisée après une période de turbulences.

Les politiques macroéconomiques saines, la bonne gestion de la dette et le cadre institutionnel résilient au choc sont autant de facteurs à l’origine de la confirmation de Fitch Ratings de la notation BB+ du Maroc. Pourtant quelques bémols sont à noter notamment en matière d’indicateurs de développement et de gouvernance, de déficit budgétaire ainsi que de la volatilité de la production agricole.

Au mois de mars 2023, l’indice des prix à la consommation a enregistré une hausse de 8,2% en glissement annuel, conséquence de la hausse de l’indice des produits alimentaires de 16,1% et de celui des produits non alimentaires de 3,0%, selon le HCP.

Les marchés pétroliers sont de nouveau sous tension. Dans une nouvelle étude, Coface souligne que, les prix de l’or noir resteront ainsi volatils à l’échelle mondiale, avec une fourchette de 90-110 dollars au cours du second semestre 2023. «Ces pressions à la hausse sur les prix du pétrole pourraient changer la donne pour les perspectives d’inflation» mettant de nouveau les pays importateurs du pétrole, dont le Maroc, et leur Banque centrale dans une situation plus difficile.