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Inclusion financière
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Le billet de banque demeure le roi incontesté des comptoirs de santé. Pourtant, le statu quo semble vaciller. En s’attaquant au dernier bastion de la monnaie fiduciaire avec un projet ambitieux, c’est toute la chaîne de sécurité des transactions de soin qui entame sa mutation. Derrière le simple remplacement d’un tiroir-caisse par un terminal connecté, se joue une refonte structurelle des habitudes d’achat des patients.
Il faut avoir trainé dans les cafés du Maârif ou du centre-ville, smartphone en main, pour sentir le vent tourner. Là où l’on ne parlait jadis que de « briques », de conservation foncière et de taux bancaires, des écrans s’allument désormais sur des courbes vertes et rouges. L’année 2025 restera gravée comme celle de la rupture : les particuliers ont injecté 1,4 milliard de dirhams au seul 3ème trimestre, doublant leur présence par rapport à l’année précédente. Ce n’est pas une simple statistique, c’est une mutation anthropologique.
Dans la gravité studieuse des départements techniques de Bank Al-Maghrib, une révolution sans emphase se dessine, loin de la volatilité toxique des crypto-actifs privés. Le Royaume fixe les contours de sa propre Monnaie Numérique de Banque Centrale (MNBC), un projet qui dépasse la simple dématérialisation pour s’affirmer comme le nouveau sismographe d’une souveraineté monétaire refusant de s’effacer devant les algorithmes apatrides. Pourtant, derrière la précision du code, l’absence d’un cadre légal finalisé agit comme un frein invisible, transformant ce qui devait être un sprint technologique en une course de fond administrative.
L’introduction d’une Monnaie Numérique de Banque Centrale (MNBC) au Maroc ne se fera pas sans une remise en question brutale des privilèges établis et des équilibres bilanciels. Derrière l’élégance technologique de l’e-Dirham se cache une problématique vitale, presque existentielle pour le secteur privé : celle de la désintermédiation. Si le citoyen peut désormais loger ses avoirs directement auprès de la Banque Centrale, quel rôle restera-t-il pour les banques commerciales ? C’est une bataille pour la liquidité qui s’engage sous nos yeux, où chaque dépôt devient une ligne de front. Pourtant, ce séisme annoncé semble aujourd’hui contenu par une inertie bienvenue : le cadre légal, encore en gestation, offre aux banques de la place un sursis inespéré pour réinventer leur utilité avant que le code ne devienne la loi.
Le Maroc n’est pas le premier pays à rêver d’une monnaie codée, mais il pourrait être l’un des rares à réussir son intégration sans fracturer son tissu social ou fragiliser sa souveraineté. En scrutant avec une érudition chirurgicale les échecs relatifs de l’e-Naira au Nigeria et l’omniprésence hégémonique du e-CNY en Chine, Rabat affine sa propre « troisième voie ». Ce benchmark international révèle un Royaume qui refuse de copier servilement les modèles globaux, préférant les adapter aux réalités nerveuses d’une économie émergente, tout en acceptant que sa propre régulation prenne le temps de la maturité législative avant de franchir le pas définitif.
C’est une manœuvre d’une élégance tactique subtile dans le paysage bancaire marocain. En signant ce partenariat stratégique avec Sanlam Maroc, CIH Bank ne se contente pas d’apposer son logo sur une convention. Via sa filiale de paiement Lana Cash, le groupe dirigé par Lotfi Sekkat transforme, du jour au lendemain, des centaines d’agences d’assurance en points de contact financiers. Analyse d’un coup de maître où la banque déploie sa puissance transactionnelle sans poser la moindre brique.
La BERD a signé un prêt de 20 millions d’euros accordé au Crédit Immobilier et Hôtelier (CIH Bank). Il s’agit du premier prêt de la BERD au titre du programme à destination des jeunes entrepreneurs au Maroc.
Conscient de l’impératif d’inclure l’ensemble des composantes de la société à l’intérieur du cercle de la protection, le Maroc a placé l’assurance inclusive au centre de la Stratégie Nationale d’Inclusion Financière. Un sujet saillant au centre des débats organisés lors du 2e séminaire pour la région MENA sur l’assurance inclusive et de la digitalisation, tenu à Rabat.
Al Barid Bank et Visa ont signé vendredi 12 mai, un protocole d’accord visant à promouvoir l’inclusion financière des femmes, des artisans, des jeunes entrepreneurs et des coopératives au Maroc.
Dans le but était de développer une “compréhension approfondie des facteurs favorisant la digitalisation inclusive”, l’écosystème de la finance digitale au Maroc a fait l’objet d’un rapport d’évaluation lancé par PNUD Maroc (Programme des nations unies pour le développement) et Bank Al-Maghrib.
Le ministère du Tourisme, de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire a lancé la troisième édition du programme Moazara, pour le financement des projets de développement au profit des coopératives, des fondations, des associations et des réseaux d’associations opérant dans le secteur de l’économie sociale et solidaire.
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