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À l’aube de la session printanière du dialogue social, prévue à la mi-avril, l’architecture institutionnelle bâtie par le gouvernement vacille sous le poids d’une réalité économique abrupte. Pris en étau entre la flambée des cours mondiaux de l’énergie et des promesses structurelles inachevées, l’exécutif aborde son ultime round de négociations de fin de mandat face à des centrales syndicales pour qui la patience n’est plus une option.

L’ambition de l’État social se heurte aujourd’hui à une arithmétique rigoureuse. En disséquant les mécanismes de la généralisation de l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO), le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) livre un constat sans fard : le transfert des régimes vers la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) demeure insuffisant pour garantir la pérennité du système. Ce qui devait être une bascule historique vers l’équité menace de se transformer en un défi de solvabilité si les fondations financières ne sont pas consolidées d’urgence

Le 10 avril 2026, la Banque mondiale a paraphé un prêt de 500 millions de dollars (environ 5,05 milliards de MAD) pour arrimer l’emploi marocain à l’impératif écologique. Ce financement massif ne vise pas seulement à injecter des liquidités, mais à forcer une mutation structurelle : transformer la transition énergétique en un gisement social capable d’absorber 330 000 jeunes chercheurs d’emploi. Entre oxygène budgétaire et défi d’exécution, le Royaume joue ici l’une de ses partitions les plus décisives pour l’horizon 2026.

Le FMI soulève une blessure que les chiffres du PIB ne parviennent plus à panser : une croissance qui galope mais qui oublie, sur le bas-côté, une jeunesse en quête de sens et des femmes en quête de place. Pour que l’émergence soit une réussite, elle doit cesser d’être une performance d’élite pour devenir une machine à intégrer.

Pendant que les regards sont braqués sur les stades et les taux d’intérêt, une transformation silencieuse mais irréversible est à l’œuvre. Les derniers chiffres sur le vieillissement de la population sonnent le glas du « dividende démographique ». Le Maroc entre dans l’âge de la maturité, avec une question angoissante : notre modèle économique peut-il supporter le poids des cheveux gris ?

Lors de la réunion du conseil d’administration tenue le 22 juillet à Rabat, la Caisse marocaine des retraites (CMR) a posé les jalons d’un contrat-programme 2025-2027, croisant ambitions de bonne gouvernance, impératifs de viabilité financière et attentes des assurés. À l’heure où les réformes paramétriques héritées de 2016 repoussent l’épuisement des réserves, l’accord esquisse un nouveau pacte entre l’État et l’institution, interrogeant la capacité du pays à concilier performance institutionnelle et protection des pensionnés face à un contexte démographique et budgétaire en tension.

Fixé actuellement à 40 dirhams, le prix de la bonbonne de gaz fera l’objet d’une augmentation progressive à partir de janvier 2024. Avec une cadence de 10 dirhams par an, cette augmentation atteindra 30 dirhams en 2026.