Souveraineté, relance de l’économie et modèle de développement, les axes stratégique de l’action politique

Nouvelle législature

L’ouverture du Parlement donne le coup d’envoi à un nouveau cycle politique et d’action publique, à l’échelle nationale et au niveau des collectivités territoriales. Les 5 prochaines années seront décisives pour relever les défis du développement et avancer dans les grands chantiers ouverts par le Souverain.

A l’occasion de l’ouverture de la 1ère session de la 1ère année législative de la 11ème législature, le Roi Mohammed VI a adressé, vendredi 8 octobre, un discours comportant les principaux axes stratégiques du Royaume, aux membres des deux Chambres du Parlement, à l’occasion de l’ouverture de la première session de la 11e législature.

Le Souverain, au début de son discours, a souligné la bonne organisation des élections du 8 septembre, dans un climat positif et avec une large participation, surtout dans les provinces du Sud du Royaume. C’est là une consécration de la victoire du choix démocratique, ouvrant la voie à une normalité des alternances dans la gestion des affaires publiques. La phase nouvelle est celle de la mutualisation des efforts autour des priorités stratégiques qui s’articulent autour de trois axes.

Le premier axe, a trait à la consolidation de la place occupée par le Maroc et à la défense de ses intérêts supérieurs. En effet, le Royaume est confronté à un retour en force du thème central de la souveraineté, au sens large, intégrant plusieurs dimensions : sanitaire, énergétique, industrielle, alimentaire (…).

Certes, le Maroc a su faire preuve de résilience dans le contexte de la crise sanitaire. Cependant, la consolidation de la sécurité stratégique du pays s’impose, à travers la création d’un dispositif national intégré ayant pour objet la constitution d’une réserve stratégique des produits de première nécessité, notamment alimentaires, sanitaires et énergétiques.

Le deuxième axe, est afférent à la crise pandémique et à la poursuite de la relance économique. A cet égard, les acquis doivent être consolidés. La gratuité du vaccin, malgré le coût exorbitant, a permis à l’Etat de jouer son rôle central. Les citoyens sont appelés à assurer la continuité pour rendre irréversibles et collectifs les progrès réalisés.

Par ailleurs, la plupart des principaux indicateurs économiques évoluent favorablement. Ainsi, le taux de croissance, pour cette année, devrait dépasser les 5,5%. Le secteur primaire a connu un
taux de progression supérieur à 17%, grâce à la modernisation du secteur agricole et aux bons résultats de la campagne agricole. Les exportations des principales filières industrielles sont à la hausse.

Il en est de même des investissements directs étrangers (plus de 16%) et des transferts des Marocains résidant à l’étranger (plus de 46%). Ce qui permet des réserves de changes équivalentes à plus de 7 mois d’importations. Cette conjoncture favorise un optimisme chez les ménages, les entreprises et les investisseurs. Le rôle de l’Etat est d’appuyer les entreprises et d’accroitre l’investissement public productif de valeur ajoutée.

Enfin, le troisième axe annonce la prochaine étape fondamentale dans l’histoire du Royaume. C’est celle de l’opérationnalisation du modèle de développement, basé sur une nouvelle génération de
projets et de réformes intégrées. A cet égard, la nouvelle législature doit être considérée comme un «point de départ» d’une nouvelle «dynamique volontariste ambitieuse incarnant l’intelligence collective des Marocains».

Néanmoins, le Nouveau modèle de développement (NMD) « n’est pas un plan de mesures figé au sens conventionnel du terme ». C’est un «cadre général, propice à l’action, et apte à instaurer de nouvelles règles, à ouvrir de larges perspectives devant chacun et tous ». Le « Pacte national pour le développement » doit être perçu comme étant un «levier essentiel pour la mise en œuvre de ce
modèle», comme un «engagement national souscrit envers Notre Majesté et à l’égard des Marocains ».

Ainsi, le nouveau gouvernement doit définir les priorités et les projets à mettre en chantier au cours de son mandat et mobiliser les ressources nécessaires pour assurer leur financement. Toute la valeur ajoutée gouverne mentale se situe à ce niveau.

De même, les grands chantiers déjà entamés doivent être parachevés. C’est notamment le cas du grand chantier de la généralisation de la protection sociale, inséparable de la mise à niveau du système de santé.

C’est aussi le cas de la réforme des établissements et des entreprises publics ainsi que du système fiscal, sans oublier la nouvelle charte de l’investissement. Pour l’ensemble des chantiers, doivent
prévaloir la complémentarité et la cohérence des politiques publiques, avec la mise en place de mécanismes de suivi de la mise en œuvre. Ainsi, la refonte du Haut Commissariat au Plan (HCP) devra permettre la mise en place d’un mécanisme d’aide à la coordination stratégique des politiques de développement et d’accompagnement de la mise en œuvre du NMD.

Toutes les conditions politiques favorables sont réunies pour que le gouvernement et les élus soient à la hauteur. l’un des premiers résultats attendus, est la restauration de la confiance des citoyens qui même «invisible», est la «première institution des institutions».

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