Réunion d’Oran: L’Algérie perd son influence en Afrique

La réunion d’Oran, sensée donner un coup de pouce aux revendications du Polisario, n’a pas réussi à mobilier les pays africains qui siègent au Conseil de sécurité de l’ONU.

Hormis le soutien affiché de la Tunisie dont le mandat s’achève en fin d’année, Ratmane Laamamra est forcé de conster l’échec de la conférence d’Oran, qui se déroule entre le 2 et 4 décembre courant, et qui avait pour but de rallier le Kenya, le Ghana et Gabon,  pays membres de l’instance exécutive onusienne, du côté du Polisario.

En effet, ces pays n’ont pas envoyés leurs ministres des Affaires étrangères à Oran. Seul le chef de la diplomatie de la Tunisie a assisté à la conférence. Othmane El Jarandi a atterri mercredi soir à l’aéroport d’Oran en provenance de Dakar à bord du même avion qui a transporté le chef de la diplomatie algérienne.

Une présence qui confirme, une nouvelle fois, la proximité entre l’Algérie et son voisin tunisien. Pour rappel, Tunis s’était abstenue, aux côtés de Moscou, lors du vote de la résolution 2602 adoptée le 29 octobre par les Quinze, prorogeant le mandat de la MINURSO d’une année supplémentaire au Sahara occidental. Le mandat de la Tunisie au Conseil de sécurité expirera le 31 décembre.

Les seuls pays qui ont répondu présents sont le Tchad, l’Angola et l’Ethiopie dont le chef de la diplomatie n’a pas hésiter à rappeler à son homologue algérien, la nécessité de la présence de l’ONU en Afrique. Un tournure déguisée qui fait clairement allusion à la résolution du conflit su Sahara marocain.

 

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