Bilan

Mercedes SL 2021 : le nouveau roadster fleuron d’AMG

Plus stylé, le cabriolet revient plus technologique que jamais après quelques mois d’absence au catalogue Mercedes. Un bijou qui allie sportivité et luxe, le roadster de la marque à l’étoile promet de belles sensations.

Plus qu’une simple mise à jour, c’est presque une révolution par rapport à la génération R231 produite entre 2012 et 2021 du SL de la marque à l’étoile. La génération R232 marque en effet le grand retour de la capote en toile, qui s’escamote en à peine 15 s et ce jusqu’à 60 km/h. Elle permet au passage d’économiser 21 kg de poids haut perché par rapport au toit en dur repliable utilisé pendant près de 20 ans.

Après des R230 et R231 strictes deux places, la marque à l’étoile revient également à une configuration 2+2, plus polyvalente même s’il ne faudra pas espérer voyager confortablement à l’arrière. La longueur totale atteint pourtant 4,71 m de long, soit 9 cm de plus qu’auparavant ! Mais la plus grosse nouveauté, c’est que le nouveau SL est badgé Mercedes-AMG. Comprenez par là que, comme pour l’AMG GT, ce sont les sorciers d’Affalterbach qui ont assuré son développement.

Un châssis affûté, message fort

u lieu d’être catalogué comme voiture de luxe, le SL est présenté pour la première fois depuis des années avec un caractère sportif marqué. Ce qui ne l’empêche pas d’afficher tout de même 1 970 kg sur la balance, et par la même occasion de ne pas vraiment rendre hommage à ses initiales qui signifient Sport Leicht (sport léger, en allemand).

Pour garantir un minimum de dynamisme, Mercedes a déployé tout l’attirail dont il disposait pour faire de son gros bébé un engin efficace et rapide. Aussi retrouve-t-on en série un système antiroulis hydraulique semi-actif à la place de simples barres de torsion, un différentiel arrière piloté électroniquement ou encore des roues arrière directrices qui tournent dans le sens opposé aux roues avant jusqu’à 100 km/h (dans le même sens au-dessus).

 

Le SL sera aussi proposé exclusivement, c’est inédit, avec une transmission intégrale 4MATIC+. Ses géniteurs ont voulu faire du roadster emblématique une auto polyvalente et efficace, aussi l’essieu avant ne sera jamais totalement déconnecté, à l’inverse d’une E 63 S qui dispose par exemple d’un mode drift la rendant pure propulsion. Les responsables techniques nous ont assuré que le train arrière serait grandement privilégié par défaut, et que la répartition du couple ne serait de 50/50 que quand le besoin d’adhérence est maximal.

Et de recherche d’adhérence il va être question.  La version SL 63 4MATIC+, est gréée d’un bon vieux V8 couplé à la transmission multi-embrayages maison baptisée 9G-MCT. Ce bloc 4.0 biturbo est à même de développer 585 ch et pas moins de 800 Nm de couple, de quoi expédier le 0 à 100 km/h en seulement 3,6 s et pointer à 315 km/h.

D’autres moteurs et niveaux de puissance seront disponibles. Sur certains marchés, une plus sage version SL 55 4MATIC+ sera aussi proposée dès le lancement, équipée du même V8 4.0 dégonflé à 476 ch avec une pression de suralimentation et une gestion électronique différente.

 

 

Pas de version électrique, mais de l’hybride rechargeable

La nouvelle architecture utilisée pour le SL, bien que n’ayant pas une seule pièce commune avec la précédente génération, n’est pas prévue pour accueillir les batteries d’une motorisation 100 % électrique. L’hybride rechargeable n’est pas à exclure en revanche. On devrait donc voir débarquer des versions électrifiées pour niveler la gamme par le haut, avec par exemple la version 63 S E Performance de 843 ch et carrément 1 400 Nm de couple cumulés récemment présentée au salon de Munich (Porsche fait de même sur les Panamera et Cayenne en réservant les motorisations les plus puissantes à de l’hybride), mais aussi par le bas.

Il est donc possible, voire probable, que l’on verra débarquer une motorisation 4-cylindres hybride rechargeable faisant office d’entrée de gamme, qui trouvera également sa place sous le capot de la future C 63 AMG. Quant au V12 6.0, il ne fera pas son apparition sous le capot du SL, car jugé trop compliqué à faire rentrer et refroidir efficacement dans le châssis, tout comme incompatible avec l’esprit sportif prôné par le nouveau SL.

Un intérieur au cordeau

Statut oblige, l’intérieur de l’allemand est tiré à quatre épingles. Aérateurs très travaillés façon turbine, cuir, suédine, carbone, aluminium, rien ne manque à l’appel. Si la disposition très classique rappelle beaucoup l’habitacle de la nouvelle Classe S, le SL dispose d’un grand écran tactile de 11,9 pouces au format portrait qui a la particularité d’être motorisé.

Ainsi, il peut s’incliner de 12 à 32 degrés pour palier à tout reflet intempestif quand la capote est repliée. Gadget, mais malin ! Dans le SL 63, le système d’infodivertissement intègre une application AMG Track Pace, qui permet notamment d’afficher toute la télémétrie relative aux sorties circuits.

Mais ses fonctionnalités ne s’arrêtent pas là puisqu’il est aussi possible de choisir parmi une base de circuits pré-enregistrés (Spa, le Nürburgring…) voire d’enregistrer un tracé après avoir roulé dessus, pour que l’affichage tête haute indique les points de freinage et l’angle des virages.

Une fois un temps effectué, on peut même suivre la ligne de course empruntée au tour précédent via la réalité augmentée. Des fonctions qui n’existaient auparavant que dans les jeux vidéos et qui sont désormais disponibles dans la vraie vie !

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