Le Nouveau modèle de développement, pierre angulaire de l’architecture du nouveau gouvernement

Décryptage

Fort d’une architecture resserrée, fondée sur une logique de grands pôles, le gouvernement Akhannouch devra s’atteler sans tarder aux chantiers prioritaires, en suivant le cap défini par le Nouveau modèle de développement.

L’architecture du nouveau gouvernement donne une idée claire sur les chantiers qui attendent la team Akhannouch. Education, santé et protection sociale, emploi et compétences, inclusion économique et sociale, transitions énergétique et numérique, etc. Avec la nouvelle répartition des portefeuilles ministériels, on se retrouve face à un organigramme atypique, voulu par un gouvernement d’action et centré sur les grandes priorités.

Ne se limitant pas à une simple volonté de gestion des affaires publiques, ce nouvel organigramme démontre une volonté de transformation, en ligne avec le cap défini par le Nouveau modèle de développement. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si plusieurs ministres du gouvernement Akhannouch faisaient partie des membres de la Commission spéciale sur le modèle de développement (CSMD), à commencer par le président de celle-ci, Chakib Benmoussa (nommé ministre de l’Education nationale, du Préscolaire et des Sports), Abdellatif Miraoui (ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation) et Leila Benali (ministre de la Transition énergétique et du développement durable).

Pour son équipe gouvernementale, Aziz Akhannouch a donc opté pour une architecture resserrée. En somme, il s’agit d’une structure fonctionnelle en 18 ministères, organisés en grands pôles (régalien, social et capital humain, économique) et appuyés par 5 ministères délégués.

Le schéma d’une architecture resserrée permet de gagner en cohérence et en lisibilité de l’action du gouvernement, explique un membre de l’entourage de Akhannouch. Il s’agit, dit-il, de clarifier les responsabilités, en confiant un rôle central aux ministres pleins et à ceux délégués auprès de la Primature. Cela a aussi le mérite de supprimer les redondances, voire les interférences entre les départements ministériels, ce qui permet d’éviter des situations conflictuelles similaires à celles vécues par le duo Abdelkader Amara-Charafat Afailal lors du gouvernement El Othmani.

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