Faire du business au Maroc reste une bonne affaire!

Éditorial

Plus de rapport Doing Business! Ce fameux document qui jauge et juge le climat des affaires dans le monde est définitivement enterré par la Banque Mondiale. Un clap de fin qui ne permettra pas donc au Maroc de faire son entrée dans le top 50 des pays où il fait bon de faire des affaires. Une ambition si chère au précèdent gouvernement qui en a fait même un objectif stratégique. Mais ce n’est que partie remise…

Tant mieux dira-t-on! Les soupçons commençaient à peser lourd à tel enseigne que le ranking des pays ne valait plus rien dans certaines sphères d’initiés. Les suspicions de conflits d’intérêts, favoritisme et «copinage» des auteurs de l’étude avec certains pays se sont avérés bel et bien réels. Les enquêtes et autres analyses de preuves, ont confirmé que l’objectivité de ce classement est définitivement biaisée. 

Si, le Maroc est, fort heureusement, à l’abri de ces arrangements indécents, il n’en demeure pas moins que la mise à mort de ce rapport par la Banque Mondiale porte un sérieux coup à cette vision stratégique du pays en matière d’amélioration du climat de affaires. En effet, le gouvernement précédent en a fait un cheval de bataille avec toute une série d’actions en vue d’améliorer le ranking  du Maroc et son positionnement en tant que terre d’accueil de l’investissement.  

Dès lors une question s’impose: Doit-on pour autant enterrer l’ambition d’améliorer notre environnement des affaires ?  

Absolument pas! L’arrêt définitif de la publication de ce rapport ne signifie pas que les axes qui en faisait l’essence ne sont plus d’actualité. En effet, les critères retenus pour apprécier la qualité du Doing Business dans le royaume doivent continuer à être suivis de près par les diverses instances étatiques. Délais d’accomplissement des formalités administratives, fiscalité, proximité des administrations, outils d’encouragement et de soutien à l’investissement…  

Dès lors, nul besoin d’un classement pour mesurer l’efficacité de notre pays dans les divers pans déterminant l’acte d’investir. Érigé en priorité, chacun de ces volets bénéficie d’une stratégie nationale dédiée que le prochain gouvernement aura la charge de matérialiser. C’est cela aussi qui posera les balises d’une reprise économique solide, dopée par l’euphorie de l’investissement national et étranger, la réforme de la fiscalité et la révolution numérique de l’administration. Un challenge plus que jouable puisque le Maroc dispose d’un atout en or : le capital confiance dont il jouit au niveau international, de par sa stabilité et sa fiabilité. Classement ou pas, faire du business au Maroc est donc indéniablement une bonne affaire !
 

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