Bilan

Nadia Fettah répond aux interpellations sur le PLF2022

La ministre de l’Economie et des Finances, Nadia Fettah, a défendu le premier projet de budget du gouvernement Akhannouch contre les critiques, lors de la séance plénière consacrée à sa réponse aux interventions des groupes et du groupement parlementaires, ce samedi 13 novembre.

Ce PLF 2022, très attendu pour exprimer le changement voulu et l’entrée du Maroc dans une nouvelle phase qui doit être marquée par l’application du nouveau modèle de développement, a essuyé plusieurs critiques.

Pour de nombreux commentateurs, c’est un budget timide sur le volet fiscal, où l’effort de l’État est financé essentiellement par une forte hausse des recettes fiscales émanant des entreprises. La consommation est également touchée puisque deux TIC (taxe intérieure de consommation) sont proposées, risquant de porter un coup au pouvoir d’achat.

Après l’adoption du PLF 2002 en commission, la Chambre des Représentants a tenu ce samedi 13 Novembre 2021 une séance plénière consacrée à la réponse de la ministre de l’économie et des finances, aux interventions des groupes et du groupement parlementaires concernant le PLF2022 et au vote de la première partie du PLF2022.

Dans son intervention, la ministre défend un projet qu’elle estime « réaliste » et qu’elle qualifie de projet de « l’espoir », de « la confiance ».

Elle explique que ce « budget intervient dans un contexte de crise sanitaire. Elle explique « la difficile équation » à laquelle le gouvernement a dû faire face.

« D’un côté, nous devions chercher des ressources supplémentaires pour couvrir les dépenses ordinaires incompressibles (la masse salariale, la compensation, les dépenses de fonctionnement,…) afin de sortir avec un solde ordinaire positif pour la première fois depuis deux années », explique-t-elle.

« Nous devions, aussi, respecter nos engagements dans le programme gouvernemental en augmentant de 9 milliards de DH (MMDH) les dépenses investissements. De l’autre côté, réduire le déficit budgétaire de 6,7% à 5,9% du PIB », poursuit la ministre.

Elle ajoute que le gouvernement « a réussi, en peu de temps, à résoudre cette équation en présentant un projet de loi de Finances qui respecte les engagements gouvernementaux et garanti la pérennité des finances publiques ».

En réponse aux critiques concernant le volet fiscal et le pouvoir d’achat, Nadia Fettah s’inscrit en faux contre les accusations. « La hausse des recettes fiscale est prévue, non à travers une augmentation de la pression fiscale, mais par le biais du renforcement du contrôle et l’amélioration du recouvrement« , avance-t-elle.

« La contribution sociale de solidarité est instaurée sans toucher aux revenus de la classe moyenne. Nous avons augmenté les dépenses d’investissement sans augmenter les dépenses de fonctionnement pour que cet effort soit orienté vers la relance économique », poursuit-elle.

La ministre a, par ailleurs, énuméré plusieurs mesures qui rentrent, selon elle, dans le cadre des efforts du gouvernement pour la préservation du pouvoir d’achat. Elle cite l’enveloppe budgétaire de 8 MMDH dans la masse salariale publique, la compensation, le programme de l’emploi, la protection sociale…

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