Ces nominations royales visent à parachever la composition de cette institution nationale et à lui permettre d’assumer les missions qui lui sont conférées par la Constitution, en particulier dans les domaines de la mise en œuvre des politiques de lutte contre la prévarication, la contribution à la moralisation de la vie publique et la consécration des principes de la bonne gouvernance, de la culture du service public et des valeurs de la citoyenneté responsable.
Elles interviennent également en application des dispositions de la Constitution et de la nouvelle loi régissant cette importante instance constitutionnelle, ainsi qu’au regard de l’expérience, de l’expertise et des compétences dont disposent ces membres dans le domaine d’action de l’instance, et de l’impartialité, de la neutralité, de la rectitude et de l’intégrité qui leur sont reconnues.
Le Roi a ainsi désigné Abdessalam Imani, Nadia Annouz, Dounia Benabbès Tâarji et Abdessamad Saddouq. Il a également nommé Ahmed Laâmoumri en tant que secrétaire général de l’Instance nationale de probité, de prévention et de lutte contre la corruption (INPPLC).
L’INPPLC est présidée par Bachir Rachdi, nommé en 2018 par le Roi Mohammed VI.
Outre le président, l’INPPLC est composée de 12 membres : quatre sont nommés par dahir, quatre par le chef du gouvernement, deux par décision du président de la Chambre des représentants et deux autres par celui de la Chambre des conseillers.
Les quatre membres nommés par le chef du gouvernement sont Ghita Lahlou, Naïma Benwakrim, Rachid Lamdaouar et Abdelmonaim Mouhsini. Les deux membres désignés par le président de la Chambre des représentants quant à eux, sont Amina Figuigui et Noureddine Meddeb. Et en définitive, les deux membres désignés par le président de la Chambre des conseillers sont Rabha Zedgui et Abdelkhalek Chamachi.
Depuis l’adoption de la loi 46.19, l’INPPLC est dotée, outre ses missions consultatives, d’un pouvoir d’investigation en matière de corruption. De quoi peser effectivement dans la lutte contre ce fléau, dont les indicateurs demeurent insatisfaisants.
Il reste à débloquer ces nouvelles prérogatives. Adoptée en mars 2020 par le Parlement, la nouvelle loi a été publiée au Bulletin officiel un mois plus tard. Ce texte n’est pourtant pas entré en vigueur. Et pour cause, sa pleine applicabilité demeurait tributaire de la nomination des membres de l’INPPLC, ce qui est désormais chose faite.










