Les protestations contre les mesures anti-Covid vont crescendo en Europe

Des manifestations contre le rétablissement de restrictions sanitaires face à la nouvelle vague de la pandémie ont eu lieu ce week-end dans plusieurs pays européens. Aux Pays-Bas, elles ont tourné à l’émeute deux nuits d’affilée. La protestation est restée pacifique en Autriche.

La protestation monte en Europe face au rétablissement de restrictions sanitaires pour enrayer la cinquième vague de Covid. La tension est montée d’un cran ce week-end dans les pays qui ont annoncé les tours de vis les plus sévères.

Nuits d’émeutes aux Pays-Bas

Aux Pays-Bas, des manifestations organisées contre la réintroduction, la semaine dernière, d’un confinement partiel , ont ainsi tourné à l’émeute deux nuits d’affilée dans plusieurs villes du pays.

Vendredi soir, le chaos a envahi Rotterdam : les forces de l’ordre ont usé de canons à eau et de tirs de sommation à balles réelles pour disperser des émeutiers qui leur jetaient des pierres, envoyaient des fusées de feux d’artifice et ont incendié une voiture de police. Cinquante et une personnes ont été arrêtées, et trois manifestants ont été blessés.

Le lendemain, c’est à La Haye que des heurts ont éclaté. Aux jets de pierres et autres projectiles se sont ajoutés des incendies de vélos. La police néerlandaise a annoncé avoir arrêté 19 personnes. Des violences ont également éclaté à Urk, petite ville du centre, et dans plusieurs localités de la province du Limbourg, au sud du pays. A Amsterdam et à Breda, des manifestations se sont déroulées dans le calme.

Dimanche soir, la police et des médiaux locaux faisaient état de nouveaux troubles dans plusieurs villes du pays, notamment dans le Nord à Groningen.

Grande manifestation calme en Autriche

Accès illimité

Des manifestations ont également eu lieu en Autriche, où a été annoncé vendredi un nouveau tour de vis particulièrement strict face à un taux d’incidence qui ne cesse de grimper. Le gouvernement a décidé de reconfiner dès ce lundi et pour trois semaines toute sa population, après avoir, dans un premier temps, voulu confiner uniquement les non-vaccinés. Alors que la couverture vaccinale des Autrichiens reste sous la moyenne européenne (à 64 %, contre 65,5 %), le gouvernement a aussi annoncé que la vaccination deviendrait obligatoire à partir du 1er février pour tous.

En protestation, plus de 40.000 personnes ont marché dans les rues de Vienne samedi, dénonçant « la corona-dictature » et le « fascisme ». Hormis quelques jets de canettes et de fumigènes, la manifestation s’est déroulée dans le calme, mais sous haute surveillance de la police, qui redoutait la venue d’identitaires, de militants néonazis et de hooligans.

Heurts en Belgique

En Belgique, le gouvernement a annoncé cette semaine une généralisation du port du masque et le télétravail obligatoire pour les emplois qui le permettent dès ce lundi. Des heurts ont éclaté dimanche à Bruxelles près du quartier européen et du gouvernement, lors d’une manifestation contre ces mesures, rassemblant 35.000 personnes. Plusieurs manifestants portaient des cagoules et brandissaient des drapeaux nationalistes flamands.

Dans les autres pays

La protestation était plus éparse dans le reste de l’Europe. Un millier de manifestants ont défilé samedi à Copenhague contre le passe sanitaire, dont le retour avait été annoncé par le Danemark une dizaine de jours plus tôt . En Suède, l’instauration pour la première fois d’un passe vaccinal à partir du 1er décembre a aussi donné lieu à une petite manifestation de quelques centaines de personnes à Stockholm.

En France, les tensions se cristallisent en Guadeloupe, où la mobilisation contre le passe sanitaire et l’obligation vaccinale des soignants a dégénéré ce week-end . Le gouvernement a annoncé dimanche l’envoi du Raid ​et du GIGN dans le département d’outre-mer .

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