Le roi ordonne l’envoi d’une aide médicale d’urgence à la Tunisie

Suite à l’aggravation de la situation épidémiologique en Tunisie, en raison d’une forte augmentation des contaminations et des décès liés à la Covid-19, le Roi Mohammed VI, a donné ses instructions pour l’envoi d’une aide médicale d’urgence.

Le représentant de l’Organisation mondiale de la Santé, Yves Souteyrand, a indiqué, dans une déclaration accordée à l’Agence France Presse, que la Tunisie enregistre le taux de mortalité liée au Covid-19 « le plus élevé » de la région avec plus de 16.000 décès pour 12 millions d’habitants.

Il a ajouté que la situation sanitaire est grave et que tous les indicateurs sont au rouge et ce, en raison de la propagation rapide du Variant Delta. Il a, également, souligné que la Tunisie a besoin d’aide et de vaccins pour faire face à cette situation.

Les hôpitaux publics tunisiens sont actuellement confrontés à un afflux inédit de patients, et ne peuvent plus répondre à tous les besoins en raison du manque de personnel et d’équipements.

L’aide médicale ordonnée par le Roi sera composée de deux unités de réanimation complètes et autonomes, dotées d’une capacité totale de 100 lits. Elle comprendra, en outre, 100 respirateurs et deux générateurs d’oxygène d’une capacité de 33 m3/heure chacun. L’aide sera acheminée par les avions des Forces Royales Air, précise le ministère.

Pour rappel, le jeudi 8 juillet, la porte-parole du ministère tunisien de la Santé avait évoqué l’“effondrement” du système sanitaire, jugeant la situation sanitaire “catastrophique” suite à un nombre record des contaminations au Covid-19. Sur les réseaux sociaux, de multiples images montrant des patients à même le sol dans ces hôpitaux débordés ont fait le tour du monde. Les installations dans les campagnes mises en place ces derniers mois ne suffisent plus : 92% des lits de réanimation dans le public sont occupés et ceux de la capitale sont pleins, selon le ministère tunisien de la Santé. « En général, les Tunisiens n’ont pas forcément confiance en leur système de santé, c’était également difficile de s’y faire soigner.

 

 

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