La résilience de l’économie marocaine saluée par Oxford Business Group

Alors que le Maroc a été fortement impacté par la pandémie, le royaume renoue rapidement avec la croissance, après que le gouvernement a pris des mesures importantes et nécessaires pour sortir le pays de la crise, a indiqué cette semaine Oxford Business Group (OBG).

Pour les analystes du groupe, le Maroc serait en passe d’inverser la contraction économique connue en 2020 avec une croissance soutenue du PIB à court terme, après avoir réussi à «transformer les défis en opportunités».

Dans ce nouveau rapport intitulé «Morocco Economic Recovery Report», réalisé en collaboration avec Morocco Now, le cabinet d’intelligence économique affirme que «le secteur privé joue aussi un rôle capital, particulièrement en attirant les investissements directs étrangers».

«Les opportunités présentes dans les secteurs clés de l’économie occupent une place de choix dans ce nouveau rapport, à savoir l’agro-industriel, le secteur pharmaceutique, l’aéronautique et l’automobile ainsi qu’aux nouvelles technologies et à l’offshoring. Grâce à la stratégie de digitalisation menée par le Royaume ces dernières années et à l’accélération de la transformation numérique observée en réponse à la crise du Covid-19, ces secteurs offrent de solides perspectives de croissance», estime-t-il.

Le rapport reconnaît que «le Maroc a fait preuve d’agilité et de réactivité au début de la pandémie de Covid-19, en déployant des mesures telles qu’un soutien financier aux particuliers et aux entreprises touchés, et un financement supplémentaire aux établissements de santé». «Le Plan de relance économique d’août 2020, représentant 11% du PIB, en a profité pour faire avancer l’agenda de la couverture sanitaire universelle et réformer le secteur public», poursuit la même source.

Résilience affichée

OBG considère que le royaume «a réussi à transformer les défis en opportunités, comme la redynamisation de son industrie pharmaceutique avec l’accord de juillet 2021 pour produire 5 millions de doses du vaccin Sinopharm destinées à l’exportation». Un partenariat signé avec l’entreprise pharmaceutique chinoise pour un investissement d’environ 421 millions d’euros, qui «conduira à un transfert de technologie et de connaissances».

Bien que des réformes structurelles supplémentaires soient nécessaires, plusieurs mesures ont amélioré l’environnement des affaires pour les investissements étrangers dans le royaume, comme le financement d’infrastructures lourdes par le gouvernement et des programmes de privatisation ambitieux. Parallèlement, les exportations des industries clés telles que l’agroalimentaire, le textile et l’automobile ont connu un net rebond en 2021, et ces opérations font l’objet de plans de relance économique continus. Dans ce sens, le rapport estime que l’industrie automobile «peut profiter de l’accélération du retrait de la Chine, par exemple, et toutes les opérations de fabrication peuvent tirer parti de l’infrastructure d’énergie renouvelable du pays pour rendre les activités plus écologiques», indique-t-on encore.

«Le Maroc a tout à gagner à cet égard en capitalisant sur sa situation stratégique entre l’Europe et l’Afrique pour augmenter les volumes de manutention», poursuit le rapport. De plus, «le pays peut également renforcer sa position en tant que destination de délocalisation, car les accords de travail à distance semblent susceptibles de se poursuivre», suggère-t-on.

A noter que le rapport d’OBG a été réalisé en partenariat avec Morocco Now, la nouvelle marque économique lancée par l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE).

 

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