La pandémie a souligné la centralité la politique migratoire marocaine

La crise sanitaire a fortement démontré l’importance de la régularisation de la situation des migrants et la nécessité de leur garantir l’accès à la sécurité, notamment sociale. Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, a relevé à Rome lors du 7ème forum Med Dialogues , que la crise sanitaire a affirmé la pertinence du Pacte de Marrakech.

Le chef de la diplomatie marocaine a indiqué que la crise sanitaire a fortement démontré l’importance de la régularisation de la situation des migrants et la nécessité de leur garantir l’accès à la sécurité, notamment sociale, relevant que la pandémie a souligné la centralité du Pacte de Marrakech, dont la pertinence ne fléchit pas.

Dans ce sens, le ministre a assuré que la pandémie n’a pas empêché le royaume, désigné champion de la mise en œuvre du pacte de Marrakech, d’œuvrer dans ce sens, évoquant la dernière réunion intergouvernementale pour l’examen régional africain du pacte Mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, tenue en septembre dans le but d’examiner, ensemble, la mise en œuvre en Afrique de ce pacte et de consolider des conclusions pour enrichir le forum international d’examen d’immigration, prévu en 2022.

Le ministre a rappelé également l’inauguration de l’observatoire africain des migrations à Rabat en décembre 2020, première institution de l’Union Africaine qui traduit la vision de SM le Roi Mohammed VI, leader africain de la migration.

Elle est aussi une mise en œuvre directe du Pacte de Marrakech et en particulier de son objectif premier sur l’importance des données dans l’élaboration de politiques fondées sur les faits, a-t-il ajouté.

‘’La crise sanitaire a d’ailleurs constitué une démonstration éloquente de l’impact positif des migrants pour le pays d’accueil et des diasporas pour le pays d’origine, mais elle a exacerbé les vulnérabilités là où elles existaient et créer des inégalités même là où elles ne sévissaient pas’’, a estimé le ministre.

“La pandémie s’arrêtera, le plus rapidement possible, nous le souhaitons, mais la migration, elle, restera”, a affirmé N. Bourita, appelant à ce que ‘’la gouvernance de ce phénomène, qui ne doit pas répondre à une gestion d’urgence, soit appréhendée avec responsabilité et solidarité”.

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