Investissement en Bourse: Faut-il craindre le pire avec la menace sanitaire qui plane?

Si la place de Casablanca a retrouvé des couleurs depuis plusieurs mois, un vent de panique venu du sud pourrait ébranler les certitudes quant à une reprise pérenne. A l’instar des places mondiales, les investisseurs en manque de visibilité s’interrogent sur la stratégie à adopter au sein de la Bourse de Casablanca.

Lundi dernier, les nouvelles restrictions sanitaires entrée en vigueur au Maroc, notamment la suspension de tous les vols passagers dans les deux sens pour deux semaines,  ont semé un vent panique au cœur de la place casablancaise qui s’est plus ou moins calmé le jour même. Et pour cause le climat d’incertitude qui règne et qui engendre de facto des réticence de la part des investisseurs.

Une situation exacerbée par une communication peu rassurante voir inexistante ou contradictoire. Avec la politique wait and see qui règne en maitre au Maroc, les observateurs et les spécialistes de la chose financière se réfère au tendances internationales pour se faire une idée sur les pistes à suivre. Et même là, la voie du salut semble brouillée par une communication contradictoire.

D’un côté l’OMS qui tire la sonnette d’alarme et de l’autre le président américain qui appelle au calme alors que dans son propre pays l’état d’alerte est au niveau avancé. Pire encore, on se rappelle de l’épisode du mardi dernier où l’annonce du directeur général du laboratoire Merck sur l’inefficacité des vaccins COVID-19 existants contre le variant Omicron, a a secoué les principaux marchés boursiers mondiaux. En effet, les principaux marchés boursiers européens ont chuté d’environ 1,5% au début des échanges, l’indice Nikkei de Tokyo a clôturé en baisse de 1,6%, les contrats à terme sur le pétrole brut ont perdu plus de 3% et le dollar australien a son point le plus bas depuis un an.

Dès lors, dans ce contexte où la qualité de l’information laisse à désirer, l’interrogation quant à la stratégie d’investissement à adopter reste de mise.

D’aucuns, pourront être tenté de se se référer aux valeurs qui ont bien résisté en 2020, ni d’éviter celles qui ont chuté. Cette démarche défensive à pour seul défaut le fait qu’elle ne colle pas à la réalité actuelle puisqu’on est pas en confinement.

Dans ce cas là, la seule issue possible serait d’adopter la méthode classique en cas de manque de visibilité. Celle de miser sur les valeurs de fonds de portefeuilles. Et pour ceux qui aiment le goût du risque, une simple lecture des résultats publiés à fin septembre pour voir les sociétés qui ont bien performé, pourrait faire l’affaire en matière de choix d’investissement.

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