Fermeture des frontières: Un manque à gagner « ROYAL » pour la RAM

Si la décision des autorités de suspendre le trafic aérien international du Maroc est censée être réexaminée dans quinze jours, il n’en demeure pas moins qu’elle aura un lourd impact sur les finances de la Royal Air Maroc (RAM) surtout que cette dernière risque de devoir faire face à une nouvelle prolongation de cette suspension.

Si la fermeture des frontières est de facto préjudiciable pour le secteur du tourisme, il en sera de même pour le secteur du transport aérien. On se rappelle tous des pertes accumulés par la Royal Air Maroc (RAM) lors de la grève des pilotes et les difficultés que la compagnie publique se devait de d’affronter pour les résorber et le temps qu’il lui a fallu pour le faire.

La baisse d’activité internationale, durant ces deux semaines de suspension, privera la compagnie de recettes estimées à plusieurs centaines de millions de dirhams, et de plusieurs milliards de DH si elle est reconduite.

En effet, un simple calcul pourrait nous donner une idée approximative du manque à gagner auquel la compagnie aérienne devra faire face. Une journée de grève des pilotes coûtait dans le temps près de 50 MDH par jour. Pour deux semaines d’arrêt du trafic international, la perte serait de 750 MDH au bas mot. Un montant des plus conséquents si l’on considère les difficultés que connaît la compagnie depuis un certains temps et qui ont été exacerbées par la pandémie.

Pire! Si une prolongation de la décision de fermer les frontières est décidée ne serait-ce que pour deux demains supplémentaires, il sera question d’une perte beaucoup plus importante qui avoisinera les  1.5 milliards de dirhams.

Une situation des plus catastrophique pour une compagnie qui comptait sur les fêtes de fin d’années pour combler une partie du déficit qu’elle accumule depuis près de deux ans.

Faut-il donc s’inquiéter pour la compagnie nationale? Le fait est la RAM a toujours bénéficier de la protection financière de l’État. Surtout qu’en l’espèce il s’agit d’un arbitrage ou le « quoi qu’il en coûte » est de mise. Car, les autorités n’ont pas choix du moment qu’il s’agit de la protection du pays. D’autant plus qu’il serait aberrant de perdre l’avantage sanitaire du Maroc, qui a coûté beaucoup d’efforts et d’argent en privilégiant les intérêts financiers d’une entreprise  publique qui se relèvera d’une manière ou d’une autre. 

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