Climat : Classé 8e, le Maroc parmi les nations les plus performantes

Bien qu’il perde une place par rapport à l’année dernière, le Maroc figure toujours dans le TOP 10 des pays du «Climate Change performance Index 2022», publié cette semaine en marge de la COP26.

Publié cette semaine, en marge de la Conférence de l’ONU sur le climat (COP26) tenue à Glasgow, en Écosse (Royaume-Uni), le rapport «Climate Change Performance Index» (CCPI) classe le Maroc à la 8e place, derrière le Royaume-Uni et devant la Chine. «Le Maroc rétrograde d’un rang et arrive à la 8e place. Il reste dans le top 10 du CCPI de cette année et parmi les pays les plus performants», indique le rapport.

«Comme les années précédentes, le Maroc est bien classé dans la plupart des catégories : émissions de gaz à effet de serre (GES), utilisation de l’énergie et politique climatique. La tendance du pays en matière d’énergies renouvelables est considérée comme élevée, mais la très faible note de la part des renouvelables dans la consommation d’énergie nationale et les objectifs mal notés pour 2030 sont à l’origine d’une note globale moyenne dans cette catégorie», expliquent les experts.

Ceux-ci reconnaissent que «le Maroc a mis à jour sa contribution déterminée au niveau national en 2021», son objectif étant désormais légèrement amélioré, passant de 42% à 45,5% de réduction des émissions de GES d’ici 2030, et atteint un niveau très élevé. «Le secteur énergétique du Maroc est à forte intensité de carbone. Les combustibles fossiles maintiennent une part élevée de l’approvisionnement total en énergie primaire», poursuit la même source.

Cependant, le Royaume «a un plan d’élimination des subventions aux combustibles fossiles et est déjà en train de les réduire activement. Les experts du CCPI voient un excellent potentiel de production d’énergies renouvelables au Maroc, car de nombreux projets à grande échelle sont actuellement en cours de réalisation dans le cadre du Plan solaire marocain», se félicitent les rédacteurs du rapport.

Des «points faibles» à améliorer

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Ils rappellent ainsi que ce plan vise à augmenter la capacité d’énergie solaire installée à partir de l’énergie photovoltaïque et de l’énergie solaire concentrée à un total de 20% de la capacité installée d’ici 2030. Pour sa part, «le programme éolien intégré marocain vise à augmenter la capacité d’énergie éolienne installée à 20% de toute la capacité installée d’ici 2030.»

Les experts du CCPI indiquent, en outre, qu’il existe également une opportunité pour une transition énergétique décentralisée, citant l’inauguration, en octobre 2019, du «premier village entièrement solaire et autonome en réseau en Afrique».

En revanche, le rapport évoque des «points faibles» dans les secteurs de l’agriculture et du bâtiment. «Les experts s’attendent à de meilleures stratégies à long terme et plus de financement pour les actions climatiques envisagées», poursuit le rapport qui note toutefois qu’en matière de politique climatique internationale, «le Maroc est reconnu comme un leader ambitieux dans les négociations et affiche un engagement louable en faveur de l’Accord de Paris».

Sans surprise, ce sont les pays scandinaves qui obtiennent les meilleurs résultats principalement grâce à leurs efforts remarquables dans les énergies renouvelables. «La Norvège se distingue comme le seul pays à avoir obtenu une note ‘très élevée’ dans cette catégorie (…) Le Royaume-Uni et le Maroc, classés 7e et 8e au général, figurent parmi les leaders dans toutes les catégories», se félicite le rapport, qui note que la République islamique d’Iran et la Fédération de Russie sont les pays les moins performants en matière d’énergies renouvelables, avec une note «très faible».

Développé par Germanwatch, NewClimate Institute et CAN, le CCPI analyse et compare les efforts d’atténuation du changement climatique dans 60 pays (plus l’UE dans son ensemble) avec les émissions les plus élevées. Ensemble, ces pays représentent 90% des émissions mondiales. L’indice vise à améliorer la transparence de la politique climatique internationale et à permettre la comparaison des efforts d’atténuation et des progrès réalisés par chaque pays.

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