La réunion d’Oran, qui se tient du 2 au 4 décembre courant, semble tourner à la déroute pour Ratmane Laamamra, chef de la diplomatie algérienne.
Les invités VIP , qui siègent dans le tour de table des Quinze et qui selon les calculs de la diplomatie algérienne sont des atouts pour défendre les positions du Polisario, n’ont pasfait le déplacement! Allusion faite ici au Kenya, le Ghana et au Gabon qui siègent à l’instance exécutive Onusienne.
Même Moussa Faki, président de la Commission de l’Union africaine, n’a pas emboité le pas à son prédécesseur Sud-africain Nkosazana Dlamini-Zuma, qui pour rappelle s’est fait un devoir d’assister à la 4e édition de cette réunion en 2015, et a boycotté la conférence
Pire encore! Parmi les présents, des voix de dissentions ont retenti pour scander l’importance de la présence de l’ONU pour l’instauration et le maintien de la paix en Afrique. Il s’agit en l’occurrence de Mekonnen Hassen, le chef de la diplomatie de l’Ethiopie qui a manifesté publiquement son désaccord avec son hôte R. Laamamra qui devra se contenter de la présence du Tchad et l’Angola et surtout du soutien de son homologue tunisien, Othmane El Jarandi, avec qui il a partagé le vol qui les a ramené de Dakar.
Une accointance qui vient corroborer la position tunisienne vis-à-vis du dossier saharien. Une posture qui s’est déjà manifesté lorsque la Tunisie s’était abstenue, aux côtés de Moscou, lors du vote de la résolution 2602 adoptée le 29 octobre par les Quinze, prorogeant le mandat de la MINURSO d’une année supplémentaire au Sahara occidental. Et même cela n’est pas un acquis pour la diplomatie algérienne puisque le mandat de la Tunisie au Conseil de sécurité expirera le 31 décembre.
C’est dire l’échec cuisant de la démarche algérienne qui vient se heurter à la dure réalité géopolitique qui se dessine. Celle d’une Afrique qui veut rompre avec les pratiques du passé et qui est tournée vers un voisin crédible.
Mais, il faut dire que ce n’est guère la faute du VRP algérien puisque le substrat des revendications du Polisario sont, de fait, vide de substances historique et juridique.
Dès lors, il conviendrait que l’Algérie réponde à l’appel Royal et de cesser l’escalade vers laquelle l’Algérie veut entrainer le Maroc en vain.
Et si le but de la manœuvre est de vendre au peuple algérien l’idée de la nécessité d’une cohésion sociale pour faire face à un ennemi imaginaire, et par là-même détourner son attention de la défaillance du système qui le gouverne, il conviendrait de changer de fusil d’épaule et faire face à une grogne sociale qui va finir par l’anéantir.










