La situation du royaume en matière de gestion d’eau est des plus alarmantes. Avec un taux de remplissage des barrages en nette baisse, le Maroc est dores et déjà en première ligne s’agissant de ce danger qui guette la planète entière : la pénurie d’eau.

Les changements climatiques jumelés à une gestion expectative de l’eau font déjà beaucoup de mal. Et la demande en eau dépassera inéluctablement les ressources disponibles si toutefois des mesures idoines ne sont pas mises en place.

D’ailleurs, le World Resources Institute (WRI) indique que le Maroc atteindra un niveau de stress hydrique extrêmement élevé d’ici 2040.  Cela vaudrait dire que le Maroc,  passera sous la barre symbolique des 1 000 mètres cubes d’eau douce par habitant sur une période d’un an.

Et cela peut s’empirer dans le cas où la campagne actuelle se présente comme sa précédente. En effet, il faut s’attendre au pire si les précipitations des mois d’octobre et novembre tarderont à venir.

Pire! le taux de remplissage des barrages est à son plus bas niveau.  D’après le ministère de l’Equipement, le taux de remplissage des barrages au Maroc est à 25% contre quelque 40% lors de la même période de l’année dernière.

Si cette situation rappelle celle de 1980 à 1983 et celle du début des années 90. il convient néanmoins de préciser que le besoin actuel en eau est beaucoup plus important dans plusieurs secteurs vitaux du pays.

Aussi, cette année est un grand test pour le Maroc qui doit revoir sa politique de l’eau. Car les efforts de restrictions, de rationnement et de dessalement de l’eau de mer ne suffisent pas.

Et en attendant les faveurs du ciel, qui peut ne pas être clément cette année aussi, il est grand temps de prendre le taureau par les cornes et mettre en place les mesures qui s’imposent dans ces conditions de stress hydrique. A commence par le fait d’envisager de consentir de gros investissements en matière de transfert de l’eau du Nord vers le Sud.

 

 

Share.
Leave A Reply

Exit mobile version