Cette officialisation fait suite à la promulgation du Dahir n° 1.25.67, daté du 10 décembre 2025, portant exécution de la loi. Le texte final a été validé au terme d’une seconde lecture à la Chambre des représentants, où il a recueilli une majorité confortable de 80 voix contre 25 oppositions, sans aucune abstention. Ce vote sans équivoque traduit la cohésion de la majorité gouvernementale autour des priorités fixées par Nadia Fettah, ministre de l’Économie et des Finances, qui a dû naviguer entre les impératifs de la consolidation budgétaire et la nécessité de soutenir le pouvoir d’achat.
Sur le fond, ce millésime 2026 ne marque pas de rupture brutale mais s’inscrit dans la continuité des grands chantiers de l’État social et de la préparation des échéances de 2030. Parmi les mesures phares désormais actées figurent des ajustements fiscaux ciblés, notamment l’exonération de TVA sans droit à déduction pour les sociétés sportives jusqu’en 2030, une mesure qui vise à professionnaliser le secteur à l’approche du Mondial. Le texte entérine également une fiscalité rationalisée sur les marchés publics, avec l’instauration d’un droit d’enregistrement proportionnel de 0,1 % remplaçant l’ancien régime de gratuité, signalant une volonté de l’État de valoriser ses actes contractuels.
Les retraités du secteur privé noteront par ailleurs une avancée attendue de longue date avec la défiscalisation des pensions CIMR, réparant une iniquité historique vis-à-vis du secteur public. En matière agricole, le législateur a choisi de soutenir la compétitivité en étendant l’exonération de TVA aux intrants essentiels comme les fertilisants, une bouffée d’oxygène pour un secteur toujours confronté au stress hydrique. Avec cette publication, le temps du débat politique s’efface pour laisser place à celui de l’exécution administrative et économique, lançant officiellement le compte à rebours de l’année 2026.
















