Pour CIH Bank, le GITEX n’est pas une foire commerciale, c’est un laboratoire à ciel ouvert. La vision défendue par le management est claire : dans un monde où la technologie évolue plus vite que les cycles bancaires traditionnels, l’agilité ne se décrète pas, elle s’importe et se cultive. C’est tout le sens des conventions signées avec les fleurons académiques du Royaume, l’Université Internationale de Rabat (UIR) et l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P).

Le pari de l’intelligence collective : « Open Innovation »

L’un des messages forts de cette édition réside dans la volonté de la banque de briser les silos entre l’entreprise et l’université. Comme l’a souligné le top management lors de l’événement, l’objectif est de créer un « pont entre le monde professionnel et le monde estudiantin ». Cette déclaration n’est pas une simple formule de politesse ; elle traduit un besoin opérationnel critique. En ouvrant son « Lab d’innovation IA » aux étudiants et chercheurs de l’UIR, CIH Bank fait le pari de la co-création. Elle ne voit plus l’étudiant comme un simple futur client, mais comme une ressource intellectuelle capable de résoudre des problèmes complexes, notamment via l’intelligence artificielle appliquée à la finance.

C’est une rupture de modèle. Plutôt que d’acheter des solutions « sur étagère » à des géants de la tech, la banque investit dans la matière grise locale pour développer des cas d’usage souverains. « Notre volonté, c’est d’accompagner les startups et d’investir dans la R&D », rappelait un dirigeant de la banque, confirmant que l’institution se positionne désormais comme un incubateur industriel.

L’alliance avec la Fintech : De la compétition à la coopération

L’autre axe majeur de cette stratégie est l’intégration des fintechs dans la chaîne de valeur bancaire. Le partenariat noué avec Kenz’up, spécialiste de la fidélité, via la filiale de paiement Lana Cash, en est l’illustration parfaite. Ici, la banque accepte de partager le territoire du paiement pour offrir une expérience utilisateur enrichie. C’est la reconnaissance que la bataille du « cashless » ne se gagnera pas seul.

Cette approche collaborative répond à un défi national : l’inclusion financière et la digitalisation des paiements. En s’alliant à des acteurs agiles, CIH Bank démultiplie ses points de contact et ses usages. « C’est une complémentarité de services, de produits et de géographie », analyse-t-on en interne. La banque devient ainsi une « plateforme » sur laquelle viennent se greffer des services tiers, créant un écosystème où tout le monde gagne : la startup accède à la base clients de la banque, et la banque capte l’innovation de la startup.

Conclusion : Une banque connectée à son époque

En définitive, la participation de CIH Bank au GITEX 2025 valide une transformation culturelle profonde. L’institution a compris que pour rester la « banque de demain », elle devait être celle qui connecte les talents d’aujourd’hui. En signant avec l’UIR et l’UM6P, en s’ouvrant aux startups, elle construit les rails de sa future croissance. Elle ne se contente plus de financer l’économie ; elle participe activement à la construction de l’économie du savoir. Pour les observateurs, le message est limpide : CIH Bank n’est pas venue au GITEX pour visiter le futur, mais pour le co-écrire.

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