Bilan

Les indicateurs du secteur bancaire dans le vert

L’encours du crédit bancaire affiche une évolution favorable, à fin septembre de cette année. Globalement, il a augmenté de 4% par rapport à la même période de l’année précédente et de 3% comparativement au début de cette année, pour atteindre près de 983 milliards de DH. Cette évolution cache toutefois des disparités. Décryptage.

La progression positive de l’encours du crédit bancaire est portée notamment par les prêts au secteur immobilier dont l’encours a augmenté de 3,4% sur une année glissante à 288,7 milliards de DH. Dans le détail, les crédits à l’habitat progressent, contrairement à ceux octroyés aux promoteurs immobiliers. 

Si les premiers se sont accrus de 6% à 231 milliards de DH, les seconds ont reculé de 10,8% à 52 milliards de DH. Il faut dire que, dans ce secteur, la situation est en quasi-stagnation, du moins du côté des promoteurs qui continuent à broyer du noir quant aux paramètres globaux du secteur. 

En revanche, il y a lieu de souligner une reprise importante au niveau des mises en chantier et de la production des logements économiques et sociaux de 9,3% et 26% respectivement à fin août, selon les statistiques du ministère de l’habitat. 

 Du côté des crédits à l’habitat, on note un redressement des demandes à l’acquisition. Les attentistes et hésitants ont fini par franchir le pas et concrétiser leurs achats. Certains professionnels nuancent en expliquant qu’il s’agit essentiellement de demandes latentes qui ont pu «enfin» se matérialiser. Mais il n’en demeure pas moins que cet encours est fait également de demandes nouvelles sur le marché. 

L’encours du crédit global est tiré également par les crédits de trésorerie. Avec une hausse de 9% à fin septembre, il a atteint 228 milliards de DH. Celui du crédit à la consommation continue d’adopter le même trend légèrement haussier, affiché depuis quelques mois, avec, à fin septembre, une hausse de 1,2% à 55,6 milliards de DH.  

En face, l’encours du crédit à l’équipement est toujours en baisse. Il s’est établi à 175 milliards de DH, en recul de 2,7%. C’est dire que les entreprises privées sont toujours dans une logique de renflouement des trésoreries, plutôt que d’investissement. 

Quant à l’encours des crédits, notamment ceux destinés aux ménages, il est également en hausse. Ainsi, par secteur institutionnel, les prêts accordés au secteur non financier se sont accrus de 4,1% avec un encours de 847,8 milliards de DH durant la même période d’observation. 

 Les crédits contractés par le secteur public affichent pour leur part une stagnation, pour atteindre 75 milliards. De son côté, l’encours du crédit alloué au secteur privé s’est amélioré de 4,5% à 772,5 milliards. Ainsi, l’encours des sociétés non financières privées s’est élevé à près de 408 milliards de DH, en hausse de 4,3%, alors que celui destiné aux ménages a atteint 364,6 milliards, en augmentation de 4,7%. 

 En même temps, on constate, paradoxalement, une ruée vers les dépôts bancaires. Ainsi, si les crédits ont affiché une hausse de 4%, les dépôts, eux, ressortent en augmentation de 7,3% à fin septembre, pour totaliser 1043 milliards de DH, dépassant même l’encours global du crédit. Dans ce cadre, les dépôts à vue auprès des banques se sont hissés de 8,1%, pour atteindre près de 670 milliards de DH. 

De leur côté, les dépôts à terme ont cumulé 140,2 milliards de DH, en croissance de 4,5%. Notons que l’amélioration de l’encours des comptes bloqués intervient en dépit d’un contexte marqué par la baisse des taux de rémunération, induit par le recours des banques à la banque centrale plutôt qu’aux épargnants, pour combler leur déficit de trésorerie. Cela paraît normal quand on sait que BAM est présente avec force sur le marché et qu’elle satisfait, toujours, la totalité des demandes des banques. 

Le financement participatif  n’est pas en reste 

Au titre des neuf premiers mois, les banques participatives ont totalisé un encours de financement de 18 milliards de DH, en progression de 52,4% par rapport à la même période une année auparavant. 

Sans surprise, le financement mourabaha immobilier continue d’accaparer le gros du financement, avec une part de 85%. Son encours s’est apprécié de 52,5% pour atteindre 15,4 milliards de DH. 

Dans une moindre mesure, l’encours du financement participatif à la consommation ressort à 1,11 milliard de DH, marquant une progression de 22%. Enfin, les financements à l’équipement et de trésorerie ressortent en amélioration également, avec un encours de 1,4 milliard et 30 MDH respectivement, en hausse de 83,3% et 102%. 

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