Evolution positive de l’économie marocaine en dépit du contexte international incertain

Dans ce contexte pour le moins incertain, l’économie marocaine enregistre une orientation « globalement favorable » au regard des indicateurs conjoncturels disponibles, avancent les économistes de la DEPF, et ce, « malgré une campagne agricole qui semble sévèrement affaiblie par le déficit pluviométrique ».

Les économistes de la Direction des études et prévisions financières s’accordent à dire que la conjoncture économique nationale enregistre une orientation globalement positive dans un contexte international incertain.

En effet, la conjoncture internationale, en ce début d’année 2022, est marquée par de fortes incertitudes, au regard de l’envolée des prix des matières premières et énergétiques amplifiée par le conflit entre la Russie et l’Ukraine, avec des incidences économiques porteuses de risques baissiers importants. C’est le constat que fait la dernière note de la conjoncture de la Direction des études et prévisions financières (DEPF) relevant du ministère de l’Economie et des finances.

Dans ce contexte pour le moins incertain, l’économie marocaine enregistre une orientation « globalement favorable » au regard des indicateurs conjoncturels disponibles, avancent les économistes de la DEPF, et ce, « malgré une campagne agricole qui semble sévèrement affaiblie par le déficit pluviométrique ».

Le déficit pluviométrique a atteint 58,9% à fin janvier 2022, par rapport à la campagne précédente, et 57,7% par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Afin d’atténuer les impacts de ce déficit pluviométrique, un programme exceptionnel, d’un coût global de 10 milliards de dirhams, a été lancé par le gouvernement, note la DEPF.

Par ailleurs, la DEPF relève des performances favorables au titre de la saison 2021-2022. Du 1er septembre 2021 à fin février 2022, les exportations des produits maraîchers ont atteint 773.000 tonnes, en accroissement de 18% par rapport à la même période de la campagne 2020-2021. Concernant les agrumes, les ventes à l’étranger ont progressé de 37% à fin février, s’établissant à 566.000 tonnes après 412.000 tonnes au titre des mêmes périodes. Les exportations des produits agricoles transformés (hors sucre et ses préparations) ont atteint 525.000 tonnes à fin 2021, en hausse de 14%.

Tendances sectorielles

En valeur, ces exportations ont avoisiné les 11,9 milliards de dirhams à fin 2021, en amélioration de 20%. Au terme des deux premiers mois de 2022, cette tendance à la hausse des produits agricoles transformés s’est maintenue, comme le traduit la hausse de 11% en volume et de 43% en valeur.

En ce qui concerne le secteur secondaire, le redressement se confirme particulièrement au niveau du secteur de l’énergie électrique, de celui du BTP et du secteur extractif, lit-on dans la note de conjoncture.

Ainsi, la production de l’énergie électrique s’est accrue de 3,4% au terme du premier mois de 2022, après une hausse de 1,8% un an auparavant. Cette amélioration s’explique par le renforcement de la production de l’ONEE de 23,7% et de celle des énergies renouvelables relatives à la loi 13-09 de 12,9% , atténué par la baisse de la production privée de 2,4%. Comparée à son niveau pré-crise (janvier 2020), la production de l’énergie électrique s’est raffermie de 5,3%, avance la DEPF.

Pour ce qui est du BTP, au terme des deux premiers mois de 2022, les ventes de ciment, principal indicateur de ce secteur, se sont renforcées de 5,8%, après une baisse de 10,1% un an auparavant. Cette évolution fait suite à la consolidation des ventes relatives au béton prêt à l’emploi de 36%, au préfabriqué de 11,9%, au bâtiment de 14,1%, et à l’infrastructure de 10,7%.

S’agissant du secteur touristique, les perspectives semblent plus favorables en 2022 selon la DEPF. Un situation qui intervient à la suite de l’amélioration de la situation épidémiologique au Maroc et de la mise en place de divers programmes et mesures, dont la réouverture des frontières nationales le 7 février, et le programme d’urgence d’un montant de 2 milliards de dirhams.

Durant la période du 7 au 28 février, on dénombre 660.045 passagers accueillis dans les aéroports nationaux, dont 50% sont des voyageurs internationaux. La DEPF souligne que le trafic international des voyageurs par voie aérienne a récupéré 72% du niveau atteint durant la même période de 2019.

vous pourriez aussi aimer
laissez un commentaire

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que cela vous convient, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter En savoir plus